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Résiliente, Gesgapegiag fête la Journée nationale des peuples autochtones

Trois jeunes sont assis à l'arrière d'un camion avec un gros tambour.

De nombreux véhicules ont défilé dans les rues de Gesgapegiag au son des klaxons et des tambours.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

La communauté mi’gmaw de Gesgapegiag a organisé plusieurs activités traditionnelles pour célébrer la Journée nationale des peuples autochtones, bien que les festivités ont été plus émotives cette année.

Lundi matin, une cérémonie a eu lieu avec les élèves de l'école secondaire de New Richmond, et à partir de midi de nombreux véhicules ont défilé dans les rues de Gesgapegiag au son des klaxons et des tambours.

C'est notre Saint-Jean-Baptiste aujourd'hui, lance la gestionnaire des communications de Gesgapegiag, Jeannette Martin.

Pour tous les peuples autochtones au Canada, c'est vraiment une journée pour nous, qui nous appartient, pour célébrer notre culture, notre spiritualité, qui on est et d'où on vient, a expliqué Mme Martin en entrevue à l'émission Bon pied, bonne heure.

Jeannette Martin, en entrevue.

La gestionnaire des communications et des politiques pour Gesgapegiag, Jeannette Martin

Photo : Radio-Canada

On [a] des cérémonies de purification, de chant, de danse, nous [avons] un festin de tous les mets traditionnels, du saumon frais, du homard, des têtes de violons, de la banique, toutes sortes d'affaires, ajoute Mme Martin.

On [met] en valeur les aînés qui ont perpétué la culture, que ce soit la vannerie, la danse, précise-t-elle.

Pour nous, c'est grand. Ça dit quelque chose à notre communauté. Ça nous rend fiers d'êtres autochtones.

Une citation de :Roger-Lee Martin, enseignant de la langue mi'gmaw à Gesgapegiag

La survie de la culture mi'gmaw a été en jeu pendant de longues années, souligne de son côté le chef de Gesgapegiag, John Martin. Juste le fait qu'on existe encore comme peuple... avec tout ce qui s'est passé, on encore là. C'est quelque chose à célébrer! rappelle-t-il.

Le chef de la communauté de Gesgapegiag, John Martin, livre un discours.

John Martin, chef de la communauté de Gesgapegiag, a livré un discours lors de la Journée nationale des peuples autochtones.

Photo : Radio-Canada

Or, des blessures sont toujours présentes, particulièrement après la découverte des restes de 215 enfants sur le site d'un ancien pensionnat autochtone à Kamloops, en Colombie-Britannique.

Je suis un peu émue parce que je pense que toutes les communautés sont encore en deuil, mais on est là et on va être encore là.

Une citation de :Jeannette Martin, responsable des communications et des politiques de Gesgapegiag

Le 4 juin, la communauté a d'ailleurs tenu une marche en mémoire de ces enfants.

Des personnes marchent dans la rue. Certains ont des tambours et portent des vêtements traditionnels. La plupart portent un chandail orange.

Le 4 juin, la communauté de Gesgapegiag a tenu une marche en mémoire des 215 enfants trouvés sur le site du pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique (archives).

Photo : Gracieuseté de Courtney Jerome

John Martin a par ailleurs un vif souvenir de son éducation passée à la petite école, où il ne manque pas de souligner qu'ils étaient battus pour le simple fait de parler leur langue.

De son côté, Mme Martin souligne néanmoins que les festivités de la Journée nationale des peuples autochtones sont l'occasion de démontrer une fois de plus la résilience des Premières Nations. Elle affirme par ailleurs que les allochtones sont également les bienvenues dans ces festivités.

On essaie d'encourager les communautés qui entourent Gesgapegiag de venir se joindre à nous pour qu'on puisse célébrer avec tout le monde. S'il y a des vacanciers qui voient des affaires qui se passent, venez vous joindre à nous, ce serait tellement beau à voir, assure-t-elle.

Des résidents des municipalités environnantes ont répondu à l'appel. On est si près et si loin en même temps, résume André Cormier, résident de la communauté voisine de New Richmond.

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