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Couple assassiné à Dieppe : l'un des fils veut sa part de la succession

Des photos des deux victimes.

Les corps de Bernard Saulnier, 78 ans et de sa femme, Rose-Marie Saulnier, ont été découverts dans leur maison de la rue Amirault à Dieppe le 7 septembre 2019.

Photo : Maison funéraire Fair Haven

Radio-Canada

L’un des fils d’un couple de Dieppe tué en 2019 et dont le meurtre n’est toujours pas résolu demande à la cour de lui accorder sa part de la succession.

Le corps de Bernard Saulnier, 78 ans, et celui de sa femme, Rose-Marie Saulnier, 74 ans, ont été découverts dans leur maison le 7 septembre 2019. Les policiers ont conclu qu’il s’agissait d’homicides qui n’ont pas été commis au hasard.

Selon leur fils Sylvio Saulnier, son frère Luc Saulnier, l’exécuteur de la succession, a fait sceller le dossier en attendant la conclusion de l’enquête policière.

Il n’y a eu aucune arrestation jusqu’à présent, les policiers n’ont identifié aucun suspect et aucun rapport n’a encore été rendu public, selon l’exposé de la demande déposé en cour le 20 mai et qui décrit la mort du couple comme étant des meurtres.

L’exposé de la demande indique que Luc et Sylvio sont les seuls héritiers.

Avec ce document, Sylvio Saulnier demande à la cour de lui donner accès au dossier de la succession et à sa part de la valeur de ces biens.

Luc Saulnier n’a pas encore répondu à la demande devant la cour. L’avocate Catherine Hirbour qui l’a représenté dans le passé ne fait pas de commentaire.

L'enquête est toujours active, assure la GRC

Les policiers ont dévoilé peu de détails sur les deux homicides. On ignore s’ils ont un suspect en vue ou s’ils ont établi un motif pour ces homicides.

L’enquête est toujours active, elle se poursuit et tous les renseignements qui peuvent être rendus publics ont déjà été dévoilés, explique un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada, le caporal Hans Ouellette.

La demande a été déposée en cour par un avocat d’Amherst, James Goodwin. Il explique dans une déclaration qu’il l’a présentée en vertu des droits de son client et que ce dernier fera des commentaires lorsque la question de la succession sera résolue.

Sylvio Saunier debout devant l'édifice parle au téléphone.

Sylvio Saulnier, un des fils de Bernard Saulnier et de Rose-Marie Saulnier, quitte le palais de justice de Moncton en 2020 après qu'un juge a statué que les dossiers relatifs à la succession du couple devaient être gardés sous scellés.

Photo : Radio-Canada / Shane Magee

Sylvio Saulnier a été accusé en février de possession de méthamphétamine et de cocaïne dans un but de trafic et de conspiration avec plusieurs autres personnes pour commettre un acte criminel. Les infractions présumées se seraient produites du 4 juillet 2019 au 1er septembre 2019.

Aucune date n’a encore été établie pour son procès.

Sylvio Saulnier était propriétaire d’un duplex, rue Dominion, où la GRC a effectué une perquisition le 28 août 2019 dans le cadre d’une enquête sur un présumé trafic de drogues. Selon l’accusation, il possédait de la méthamphétamine et de la cocaïne au moment de la perquisition.

Ses parents ont été trouvés morts dix jours plus tard. Les policiers ne précisent pas si les deux événements sont liés.

Un renseignement de ce genre ferait partie de l’enquête et la GRC ne dévoile aucun renseignement susceptible de nuire à l'intégrité de son enquête, explique Hans Ouellette.

La succession est bloquée pour protéger la famille

Les avocats de Luc Saulnier ont demandé en décembre 2019 que le dossier de la succession soit scellé, ce qui empêche toute personne d’y accéder.

Un juge de la Cour du Banc de la Reine, Jean-Paul Ouellette, a écrit dans sa décision en janvier 2020 que Luc Saulnier voulait faire sceller les documents parce que l’absence de renseignements sur les motifs et l’identité du ou des meurtriers faisait en sorte que le risque pour les survivants ne pouvait être estimé.

Jean-Paul Ouellette a expliqué dans cette même décision que le fait de sceller le dossier dans ces circonstances particulières protège la famille de tout risque de la part de malfaiteurs qui pourraient se manifester si elle touchait l'héritage

D’après un reportage de Shane Magee, de CBC

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