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Histoire autochtone : une commémoration marquée par des événements difficiles

Un aîné autochtone manipule près d'une dame un petit récipient dans lequel brûlent des plantes en dégageant un peu de fumée.

Les deux journées d'activités du mois national de l'histoire autochtone organisées à Edmundston commencent avec une cérémonie traditionnelle de purification.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Radio-Canada

Les participants à des activités pour souligner le mois national de l’histoire autochtone à Edmundston ont à l’esprit la mort de Chantel Moore et celle des 215 enfants dont les sépultures ont été récemment trouvées en Colombie-Britannique.

L’Université de Moncton à Edmundston organise des activités, dimanche et lundi, pour souligner le mois national de l’histoire autochtone. Cette année, le mois est consacré aux enfants disparus, à leur famille et aux survivants des pensionnats.

Malgré son caractère festif, l'événement à Edmundston est marqué cette année par la récente découverte des restes de 215 enfants sur les lieux d'un ancien pensionnat autochtone à Kamloops en Colombie-Britannique.

Ça nous donne l’occasion de partager notre véritable histoire, souligne l’aîné malécite Allan Raymond Tremblay, de la Première Nation des Wolastoqiyik de Tobique.

Allan Raymond Tremblay interviewé à l'extérieur.

Allan Raymond Tremblay est un aîné de la Première Nation des Wolastoqiyik de Tobique, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Avec la mort de la jeune autochtone Chantel Moore sous les balles d’un policier d’Edmundston en juin 2020 et les enfants autochtones disparus, ce genre d'activité est importante pour l’ensemble de la communauté.

On est chanceux. On a d’excellentes relations avec nos premières nations. Donc, on tient vraiment à travailler pour garder ces belles relations-là, puis pouvoir travailler ensemble, affirme la coordonnatrice de la Communauté francophone accueillante du Haut-Saint-Jean, Martine Roux.

Des occasions de partage pour la communauté

Les activités commencent chaque jour avec une cérémonie de purification. Selon la tradition autochtone, ce nettoyage des lieux et des gens permet des échanges sains entre les participants.

Les deux journées d’activités sont organisées par le centre autochtone de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston.

Le centre est un projet en partenariat avec la Première Nation malécite du Madawaska. Donc, on l’a nécessairement organisée avec la Première Nation et avec notre autre partenaire majeur, la Communauté accueillante francophone, explique Natasha Sirois, agente de développement aux affaires autochtones au campus d'Edmundston.

Shawn Francis interviewé devant des participants.

Le Malécite Shawn Francis explique qu'il est important pour lui de participer à ces activités de partages et d'échanges.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

L’esprit des deux journées d'activités est d’offrir des occasions de partage et d’échanges entre les Malécites et les autres résidents du Madawaska.

Le Malécite Shawn Francis a vécu dans la Péninsule acadienne, mais il habite maintenant dans la Première Nation du Madawaska. Ces activités d'échanges sont très importantes pour lui.

Pour mon savoir, puis mon bien personnel, c’est important pour moi de connaître la culture de ma communauté, puis de la propager à d’autres personnes, dit-il.

Le programme dimanche comprenait un feu sacré maintenu durant toute la nuit pour évoquer le solstice d’été. C’était aussi une commémoration des milliers d’enfants des pensionnats autochtones et un signe de respect envers les familles.

D’après un reportage de Bernard LeBel

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