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Grève chez Exceldor : des milliers de poulets font des allers-retours

Une enseigne d'usine.

L'usine d'Exceldor à Saint-Anselme

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

La grève qui persiste à l'usine d'Exceldor à Saint-Anselme n'a pas comme seule conséquence l'euthanasie de centaines de milliers de poulets. Chaque semaine, entre 300 000 et 400 000 volailles parcourent des centaines de kilomètres pour être abattues à l'extérieur de la province, pour finalement revenir au Québec et être transformées.

Depuis le début de la grève, l'entreprise Exceldor doit se tourner vers d'autres provinces pour procéder à l'abattage des poulets et approvisionner ses clients. La plupart prennent la direction du Nouveau-Brunswick, où ils sont abattus. Le poulet revient ensuite au Québec, où la viande est transformée. D'autres prennent le chemin de l'Ontario.

On ne peut pas transporter des poulets vivants au-delà d'une certaine distance ou au-delà d'un certain temps. Donc c'est pour ça qu'on doit se concentrer particulièrement dans l'est du Canada, précise Michael Norman, vice-président des ventes chez Exceldor.

Ceux qui ne peuvent être abattus à l'extérieur en raison de la capacité d'abattage limitée des transformateurs de l'est du pays sont plutôt euthanasiés.

Ce sont des solutions que l'on n’a pas le choix de mettre en place compte tenu de la situation et du nombre d'oiseaux que l'on a pour minimiser les impacts au niveau de l'euthanasie entre autres, indique M. Norman. C'est très déplorable, ajoute-t-il.

L'usine d'Exceldor à Saint-Anselme

L'usine d'Exceldor à Saint-Anselme

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

D'autres animaux sont aussi conduits vers des abattoirs aux États-Unis, mais leur viande ne revient pas sur le marché québécois, assure l'entreprise.

En temps normal, près d'un million de poulets sont abattus chaque semaine à l'abattoir de Saint-Anselme. Actuellement environ 300 000 à 400 000 bêtes quittent la province pour l'abattage.

Des travailleurs en grève tiennent des pancartes et des drapeaux syndicaux dans les airs.

Les 600 employés de l'usine comptent rester en grève tant que la nouvelle convention ne sera pas signée.

Photo : Radio-Canada

Les employés refusent d'en porter l'odieux

Sur la ligne de piquetage dimanche, les employés en grève d'Exceldor ne sont pas insensibles à l'euthanasie de milliers de poulets.

Les poulets abattus pour rien, nous aussi ça nous affecte, estime un employé rencontré sur place.

Or, il aimerait que l'accent soit mis plutôt sur les employés. Je pense qu'ils prennent plus conscience du poulet que de l'être humain qui travaille entre les quatre murs.

La résolution du conflit de travail à l'usine d'abattage de Saint-Anselme est toujours dans l'impasse. Le processus de médiation a échoué entre les parties vendredi soir.

Les 600 travailleurs de l'abattoir exigent une majoration salariale de 40 % sur 3 ans pour une rémunération horaire de 25 $. Une demande rejetée par le patronat, dont l'offre finale est de 22,50 $/h.

Avec les informations de Camille Carpentier

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