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« La réconciliation doit passer par une réparation des torts causés » dit le grand chef John Boudrias

John Boudrias.

John Boudrias, nouveau grand chef du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg

Photo : Courtoisie

Radio-Canada

Le grand chef de la Nation algonquine appelle Québec et Ottawa à reconnaître les droits des Autochtones tels que décrits dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA).

La Déclaration, qui a été adoptée en 2007 par l'Assemblée générale de l'ONU, affirme les droits des peuples autochtones à la langue, à la culture, à l'autodétermination et aux terres traditionnelles.

La véritable réconciliation avec les premiers peuples doit passer par la reconnaissance de leurs droits tels que décrits dans la DNUDPA, lit-on dans un communiqué à l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones.

Le grand chef John Boudrias reproche à Ottawa de ne pas respecter le droit des autochtones de conserver leur territoire.

Si M. Trudeau reconnaît qu’il se trouve en territoire algonquin lorsqu’il est à Ottawa, il faudrait qu’il reconnaisse aussi qu’en tant que propriétaires de ce territoire, les Algonquins ont le droit de participer à sa gestion et d’en bénéficier, a-t-il écrit dans un communiqué.

Il demande aussi au premier ministre du Québec François Legault de cesser de nier l'existence de racisme systémique au Québec à l’égard des Autochtones alors que la commission Viens affirmait clairement il y a à peine deux ans que le racisme systémique existe au Québec. Ce qui s’est confirmé par les incidents tragiques ayant conduit à la mort de Joyce Echaquan l’an dernier, indique le communiqué.

John Boudrias s'est dit blessé par la découverte des restes d'environ 215 enfants sur le site de l'ancien pensionnat autochtone de Kamloops. Il croit que des recherches doivent être entreprises près des anciens pensionnats autochtones du Québec et de l’Ontario où de nombreux membres de la nation algonquine ont été envoyés. Les histoires de nos survivants qui sont aussi nos aînés parlent des membres de leur famille qui sont disparus, a-t-il écrit.

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