•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La communauté LGBT+ de Winnipeg se mobilise pour soutenir le Club 200

Des drag-queens couronnées avec Prairie Sky au centre.

La drag-queen Prairie Sky (au centre) est l'une des trois lauréates de Miss Club 200 à avoir organisé un financement participatif pour le cabaret winnipégois. (archives)

Photo : Gracieuseté : Drag in the Peg

Radio-Canada

La communauté LGBT+ se rallie au Club 200, une institution de Winnipeg située sur la rue Garry, dans l’espoir d’aider le cabaret à rouvrir ses portes lorsque les restrictions sanitaires liées à la COVID-19 le permettront.

Trois drag-queens, anciennes gagnantes du concours Miss Club 200 et ambassadrices du bar, ont lancé une campagne de sociofinancement sur le site GoFundMe. En seulement quelques jours, la campagne a permis de récolter plus de 24 000 $ sur un objectif fixé à 40 000 $.

Une ville de cette taille doit avoir au moins un bar queer et il doit être indéniablement queer, affirme Prairie Sky, l'actuelle Miss Club 200. C'est ce que le Club représente pour beaucoup d'entre nous [membres de la communauté LGBT+].

Le cabaret, qui a ouvert en 1988, est fermé depuis le 8 mai dernier en raison des restrictions sanitaires.

L'absence d'un espace de vie nocturne pour la communauté LGBT+ a eu des conséquences immenses, selon Prairie Sky. Elle ajoute que de nombreux membres de la communauté souffrent durant cette période où ils n’ont pas accès à un espace sûr et accueillant où se retrouver avec d'autres personnes queers.

Le propriétaire du Club 200, Allen Morrison, s'inquiète également des répercussions de cette fermeture. Le cabaret représente un espace sécuritaire pour de nombreuses personnes de la communauté provenant de différents milieux, souligne M. Morrison. Il y a tellement de gens qui en ont besoin.

Le propriétaire assure que le club a été durement affecté financièrement par la pandémie. Des dettes ont été contractées… C'est sûr, ça a été dur. Ça a été difficile, confie-t-il.

Allen Morrison au centre de l'image.

Le propriétaire du Club 200, Allen Morrison, se dit touché par le soutien de la communauté (archives).

Photo : Radio-Canada / Trevor Brine

En plus de cette fermeture et de celle de l’automne dernier, le Club 200 a aussi dû faire face aux limites mises en place par la province sur les heures d'ouverture et la capacité d’accueil du lieu. Des mesures qui ont également eu un impact négatif, selon Allen Morrison.

Ce dernier se dit toutefois touché par le soutien massif dont bénéficie le club qui, selon lui, organise de nombreux événements caritatifs et communautaires. C'est un sentiment étrange d'en être le bénéficiaire, ajoute-t-il.

Je suis très reconnaissant et, pour être honnête, ça me rend humble. C'est incroyable d'avoir ce genre de soutien. Ça me rend optimiste vis-à-vis de l'avenir.

Graeme Houssin, qui fréquente le Club 200 et anime un podcast intitulé Drag in the Peg, raconte que le bar a fait tout ce qu'il pouvait pour s'assurer que la communauté soit soutenue pendant la pandémie. Graeme Houssin ne peut pas imaginer ce qui arriverait à la scène drag si le cabaret fermait ses portes.

C'est le dernier bar appartenant à des homosexuels et destiné spécifiquement à la communauté gaie de Winnipeg. Il fonctionne un peu comme un centre communautaire. C'est le lieu de rencontre des drags et des personnes homosexuelles, explique Graeme Houssin.

Je ne sais pas ce que nous ferions sans lui. Ce serait une honte, ce serait une perte horrible pour l'héritage et l'histoire de la communauté queer de Winnipeg dans son ensemble.

Avec les informations d'Erin Brohman

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !