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Navalny : les États-Unis « préparent » de nouvelles sanctions contre la Russie

Jake Sullivan parle dans la salle de presse de la Maison-Blanche.

Jake Sullivan est le conseiller de Joe Biden à la sécurité nationale.

Photo : Associated Press / Evan Vucci

Agence France-Presse

Les États-Unis « préparent » de nouvelles sanctions contre Moscou, qu'ils accusent d'avoir empoisonné l'opposant russe Alexeï Navalny, a annoncé dimanche le conseiller de Joe Biden à la sécurité nationale, Jake Sullivan.

Nous sommes en train de préparer une autre série de sanctions à appliquer dans cette situation, a-t-il indiqué à la chaîne américaine CNN, quatre jours après le sommet à Genève entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine.

Alexeï Navalny, à la tête de la principale formation d'opposition à Poutine, avait été transféré, dans le coma, vers un hôpital de Berlin en août 2020 après un empoisonnement en Russie qu'il impute au Kremlin.

Il est resté près de six mois en convalescence en Allemagne et a été arrêté à son retour en Russie en janvier. Il est depuis incarcéré et Washington exige sa libération.

Nous avons déjà sanctionné la Russie pour l'empoisonnement d'Alexeï Navalny, a assuré Jake Sullivan dimanche.

Nous ne l'avons pas fait seuls, nous avons rallié nos alliés dans un effort collectif pour [sanctionner] l'utilisation d'un agent chimique contre un de ses citoyens sur le sol russe, a-t-il ajouté.

Alexeï Navalny est debout derrière une porte vitrée.

Alexeï Navalny est en prison depuis la mi-janvier.

Photo : Reuters / MAXIM SHEMETOV

Le 2 mars, quelques jours après l'incarcération de M. Navalny dans une colonie pénitentiaire à l'est de Moscou, Washington avait sanctionné sept hauts responsables russes.

Il s'agissait des premières sanctions prises à l'encontre de la Russie par Joe Biden depuis son arrivée à la Maison-Blanche fin janvier.

L'administration Biden est sous pression du Congrès américain pour aller encore plus loin.

Menace de riposte

La diplomatie russe a déploré cette annonce du conseiller à la sécurité nationale et a menacé d'une riposte russe.

Les actions illégales des États-Unis ont toujours été suivies d'une réponse légitime de notre part. Il est étrange que certaines personnes à Washington aiment tourner en rond et affronter sans fin les mêmes obstacles, a écrit sa porte-parole Maria Zakharova sur son compte Telegram.

Elle a estimé que les nouvelles sanctions contre la Russie pourraient être liées au projet Nord Stream 2, le gazoduc qui doit relier la Russie à l'Allemagne.

Le 19 mai dernier, au nom de leur amitié avec l'Allemagne, les États-Unis avaient renoncé à imposer des sanctions contre la principale société participant à la construction du gazoduc, qui est pratiquement achevée.

Ils avaient cependant décidé de mesures contre des sociétés russes.

Avertissement avant la rencontre à Genève

Juste avant le sommet russo-américain à Genève le 16 juin, le président Joe Biden avait lancé un avertissement au sujet du principal opposant à Vladimir Poutine.

La mort de Navalny ne ferait que détériorer les relations avec le reste du monde. Et avec moi, avait-il dit.

Joe Biden et Vladimir Poutine assis sur des chaises devant une bibliothèque.

Rencontre entre Joe Biden et Vladimir Poutine en Suisse

Photo : Getty Images / Peter Klaunzer - Pool/Keystone

Lors de leur rencontre mercredi, Joe Biden et Vladimir Poutine ont affiché leur souhait d'apaiser les tensions, tout en restant avares d'annonces concrètes.

Sur le sort de l'opposant Alexeï Navalny, M. Poutine a simplement déclaré : Cet homme savait qu'il violait la loi en vigueur en Russie.

La bonne volonté mutuelle des deux dirigeants se traduit par le retour des ambassadeurs des deux pays à Washington et à Moscou. Ils avaient été rappelés pour consultation.

Pas de stabilisation avec des sanctions

Le diplomate russe Anatoli Antonov s'est envolé dimanche pour les États-Unis.

À son arrivée à New York, il a fait part de sa surprise quant à l'annonce des prochaines sanctions américaines.

J'ai entendu parler de ces sanctions quand j'étais dans les airs. Je viens juste de descendre de l'avion mais je peux vous dire que ce n'est pas le signal que nous avions reçu après le sommet [Poutine-Biden], a affirmé M. Antonov à des journalistes venus l'accueillir à l'aéroport JFK de New York, d'après des images diffusées à la télévision russe.

Il n'est pas possible de stabiliser les relations entre deux pays avec des sanctions ni de restaurer une coopération, a-t-il ajouté.

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