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Une professeure de Victoria demande plus de soutien pour les pères canadiens

Gros plan sur un enfant et son père endormis.

La professeure Jessica Ball déplore le manque de ressources consacrées aux pères.

Photo : iStock

Alors qu’on célèbre la fête des Pères, une professeure de l’Université de Victoria (UVic) demande plus de soutien pour les pères canadiens afin d’alléger le fardeau des mères.

Jessica Ball cosigne un texte publié plus tôt cette semaine dans The Conversation, où elle déplore le rôle secondaire que nos politiques publiques confèrent aux pères.

Un financement gouvernemental énorme est alloué à des programmes sociaux qui soutiennent les mères, peut-on lire dans l’article.

S'il est certainement nécessaire d'apporter aux mamans toute l'aide dont elles ont besoin, ce genre de déséquilibre véhicule aussi un message fort : qu'en tant que société, nous pensons que les mères sont ultimement responsables des enfants.

Cela se reflète dans le fait que la plupart du temps, lorsqu’un enseignant, un soignant ou un entraîneur doit contacter un parent, il se tourne vers la mère, selon la professeure Ball.

Au Canada et dans chaque province et territoire, il existe un département de la santé maternelle et infantile, explique la professeure d'études sur l'enfance, la jeunesse et les communautés en entrevue.

Historiquement, il y avait une bonne raison de l'appeler ainsi en raison du taux élevé de mortalité maternelle pendant l'accouchement, mais les temps ont changé.

Encore aujourd’hui, le père n'est inclus dans presque rien, déplore-t-elle. Les travailleurs du secteur diront qu’ils sont les bienvenus, dit la professeure Ball, mais ils seront inondés d'images, de langage, de suppositions, de valeurs centrés sur la mère.

Alors que les femmes ont été particulièrement affectées par la pandémie en Colombie-Britannique, la professeure Ball s’intéresse aux changements apportés par certains couples dans la distribution des tâches. Elle travaille sur un projet de recherche qui prendra la forme d’un balado.

Nous demandons aux praticiens d’utiliser le balado comme outil pour stimuler les conversations entre parents, explique-t-elle. Le balado devrait être lancé en juillet.

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