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Un monument commémoratif pour apaiser le deuil périnatal

Des parents autour d'un monument commémoratif.

Dans le cimetière de Saint-Sauveur, un monument commémoratif a été érigé en mémoire des bébés disparus.

Photo : Courtoisie

Pour venir à bout du tabou qui entoure le deuil périnatal et afin d'aider les parents endeuillés par la perte d’un tout-petit, l'organisme Les Perséides a tenu, dimanche, sa traditionnelle marche à Québec.

Si les précédents rassemblements s'étaient déroulés dans les rues de la ville, celui de cette année (le 10e par ailleurs) a eu lieu en plein cœur du cimetière Saint-Sauveur.

L'organisme y a accueilli des parents endeuillés et leurs proches, puis un monument commémoratif en mémoire des bébés disparus a été inauguré. Une cinquantaine de personnes ont répondu présentes à l'invitation.

Neuf personnes se tiennent debout devant un monument en pierres.

Une cinquantaine de personnes concernées par le deuil périnatal ont participé à l'événement de dimanche, au cimetière de Saint-Sauveur.

Photo : Courtoisie

Lucie Laviolette, porte-parole de l'événement, est convaincue qu'il était pertinent d'organiser cette activité cette fois-ci encore. Le deuil périnatal demeure peu connu, selon elle.

C'est un deuil dont on ne parle pas beaucoup, un deuil qui est très difficile à vivre pour les familles, dit-elle.

Les familles se sentent un petit peu mal et ne se permettent pas d'avoir de la peine quand ça leur arrive, décrit-elle en toute connaissance de cause. Lucie Laviolette raconte qu'elle a elle-même dû composer avec la mort d'un bébé après une grossesse de 31 semaines.

Les familles vivent une peine puis en même temps, elles la gardent en eux.

Une citation de :Lucie Laviolette

349 décès

Au Québec, en 2020, le nombre de décès infantiles était de 349, indique l'organisme Les Perséides, dont la mission est d'accompagner les familles qui ont perdu un enfant avant ou à la naissance.

C'est là qu'on se rend compte qu'il y en a beaucoup plus qu'on ne pense, affirme Lucie Laviolette. C'est là qu'on se rend compte que tout le monde connaît quelqu'un à qui c'est arrivé.

Lucie Laviolette pense qu'il reste encore du travail à faire pour briser le tabou qui entoure du deuil périnatal. Elle se réjouit cependant de constater que de plus en plus de célébrités acceptent de parler ouvertement de la perte de leur bébé.

Avec les informations de Sébastien Tanguay

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