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Une maison de fin de vie frappée par le manque d’infirmières

Une affiche de l'Hôpital Mémorial de Wakefield et de la Maison des Collines.

Une affiche de l'Hôpital Mémorial de Wakefield et de la Maison des Collines (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Radio-Canada

Le manque de personnel frappe de plein fouet le centre de soins palliatifs de la Maison des Collines, à Wakefield. Les admissions y sont suspendues temporairement, faute d’infirmières.

Dernièrement, trois infirmières ont démissionné, ce qui représente la moitié des effectifs.

L’établissement, qui compte six lits, n’est plus en mesure d’offrir les soins appropriés à ses patients.

Il nous manque des soins infirmiers de nuit, de soir et de jour, a confié la directrice générale de la Maison des Collines, Julie Filion, à Radio-Canada.

Les trois derniers patients ont dû être transférés dans un autre établissement. On ne pouvait plus prodiguer les soins correctement, explique-t-elle.

Les familles ont été avisées il y près de deux semaines qu’une telle situation pouvait se produire, assure Mme Filion. Nous nous sommes assuré que ces personnes-là soient transférées dans des milieux accueillants, chaleureux et répondant à leurs besoins.

Maintenant que nous avons trois infirmières […] qui ont quitté la Maison des Collines […], je ne peux pas continuer à offrir le service puisque je suis en manque de personnel.

Une citation de :Julie Filion, directrice générale de la Maison des Collines

Étant un organisme à but non lucratif, la Maison des Collines dépend en partie des levées de fonds. Depuis le début de la pandémie, elles ont pratiquement toutes été annulées, explique la directrice générale.

Nous avons réévalué nos échelles salariales afin […] de mieux attirer une clientèle de personnel qualifié, poursuit-elle. On a dû demander à notre personnel existant de remplir des quarts de travail au-delà des heures qu’ils étaient supposés faire. […] Mon personnel est à bout de souffle.

La décision de suspendre les admissions et de transférer des patients ne fut pas chose facile, témoigne Mme Filion.

C’est notre mission d’offrir un endroit de compassion, de paix et de sérénité aux gens et aux familles qui vivent les derniers moments de la vie. C’est très difficile pour nous de ne pas pouvoir offrir nos services.

Mme Filion ajoute que la pandémie a joué un impact sur la tâche de travail des employés en raison des procédures sanitaires nécessaires.

Avec les informations de Samuel Blais-Gauthier

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