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Les oiseaux de proie de Godbout sont prêts pour les visiteurs

Une femelle faucon pèlerin sur une branche.

Cette jeune faucon pèlerin a encore son plumage juvénile.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Le Centre d’interprétation des oiseaux de proie de Godbout a lancé sa troisième saison, en fin de semaine. Installés dans leurs volières, 16 oiseaux de proie attendent les touristes.

De nouveaux venus s’ajoutent aux spécimens qui pourront être observés par les visiteurs, cette année. Deux faucons pèlerins ont atterri il y a à peine une semaine au centre selon la directrice des opérations, Noémie Roy.

Comme les autres pensionnaires de ce refuge, ces deux nouveaux oiseaux ont des handicaps permanents qui ne permettent pas leur remise en liberté. Demeurer ainsi en captivité leur évite d’être euthanasiés.

La femelle, âgée d'un an, s'est fracturée l'aile droite.

Le mâle, âgé d’au moins trois ans, a été attaqué par un autre faucon et a été blessé à l’aile gauche.

Un faucon pèlerin perché dans sa volière.

Ce faucon pèlerin mâle a son plumage d'adulte.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Ces nouveaux venus pourraient éventuellement devenir des parents adoptifs pour des faucons pèlerins orphelins, en vue de leur remise en liberté.

Les parents peuvent le nourrir, tout dépendant de l’âge du jeune lorsqu’on le reçoit, et [lui enseigner] le comportement typique d’un oiseau de proie sauvage : avoir peur des humains et comment bien se comporter en nature, explique Mme Roy.

Trois volières, d'immenses cages à oiseaux, le long d'un sentier.

Neuf volières sont le domicile de 16 oiseaux de proie au Centre d'interprétation des oiseaux de proie de Godbout.

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac

En devenant parents adoptifs, ces oiseaux pourraient permettre aux plus jeunes de demeurer sauvages, une fois leur réhabilitation au centre terminée.

Si c’est un humain qui le nourrit à la main, le jeune va développer une petite maladie mentale qu’on appelle l’imprégnation à l’humain. Donc il va considérer qu’on est sa propre espèce, sa famille, et il ne pourra pas se débrouiller tout seul. Il va toujours revenir vers les humains pour avoir de la nourriture. Donc ça pourrait être dangereux pour lui et pour nous aussi, indique Noémie Roy.

Un urubu dans sa voilière.

Rubis est un urubu à tête rouge qui réside maintenant au Centre d'interprétation des oiseaux de proie de Godbout.

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac

Des Nord-Côtiers plus attentifs aux oiseaux de proie

Noémie Roy est d'avis que les Nord-Côtiers ont de plus en plus tendance à signaler les oiseaux de proie en détresse.

Les gens de la région sont de plus en plus attentifs à l’observation des oiseaux de proie en nature. Ils commencent à mieux les reconnaître, à mieux les identifier. Les gens m’appellent de plus en plus pour signaler des oiseaux de proie blessés, ce qu’ils ne faisaient peut-être pas auparavant, précise-t-elle.

Noémie Roy tient un oiseau de proie sur son gant.

Noémie Roy est directrice des opérations du centre d’interprétation des oiseaux de proie de Godbout.

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac

Les oiseaux de proie sont protégés par une loi provinciale et doivent obligatoirement être déclarés à un agent de la faune ou à un centre de réhabilitation lorsqu’ils sont trouvés morts ou blessés.

Le Centre d’interprétation des oiseaux de proie de Godbout a ouvert ses portes au public en 2019.

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