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Des fêtards aux galets de Pont-Rouge dérangent les riverains

Plan large sur les abords d'une rivière où un groupe de personnes est attroupé dans une ambiance festive et décontractée. Certains esquissent quelques pas de danse joyeuse, d'autres s'enlacent.

Les rassemblements de jeunes se multiplient cette année au site Déry, à Pont-Rouge, au point que les riverains les jugent intempestifs.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau Langevin

Les galets à Pont-Rouge sont prisés par les personnes en manque de nature et de détente. Cette année, les riverains trouvent les visiteurs particulièrement nombreux et bruyants. Pour la première fois, ils ont déposé une pétition à la mairie.

L’administration municipale ne découvre pas le phénomène, qui se répète d’année en année.

Ce qui la surprend cette fois-ci, c’est l'ampleur du problème.

Nous avions remarqué l’été dernier que l’achalandage semblait plus important. Cet hiver aussi. Le site devient de plus en plus populaire, déclare Audrey St-Pierre, responsable des communications de la Ville, qui ajoute prendre au sérieux les considérations des résidents de la rue Marcotte et réfléchir à ce que nous pouvons faire.

Le maire confirme :

On va faire en sorte que ça ne se reproduise plus, ou de moins en moins.

Une citation de :Ghislain Langlais, maire de Pont-Rouge
Un homme cheveux blancs, lunettes sur le nez prend la pose dehors devant une maison.

Le maire de Pont-Rouge, Ghislain Langlais, a pris connaissance de la pétition que ses administrés ont déposé jeudi dernier.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

L’élu sait cependant déjà que son champ d’action sera limité, car le site Déry n’appartient pas à la mairie. Il est la propriété du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles.

Au moment où nous écrivions ces lignes, celui-ci n'avait pas donné suite à nos sollicitations.

Tous les jours, les habitants de la rue Marcotte disent entendre de la musique qui joue à tue-tête, des cris stridents, des bruits de pétards et de feux d'artifice, ainsi que le crissement de pneus de motocross.

Dans les premières années, c’était tranquille. Le coin était moins connu. Particulièrement cet été, c’est assez intense. J’ai l’impression d’avoir un 2 ½ au-dessus d’une discothèque, confie François-Yves Claveau.

Cela fait sept ans maintenant qu'il a élu domicile dans la rue Marcotte.

Un homme barbu, casquette sur la tête et tee-shirt à manches courtes, se tient droit et regarde devant lui.

François-Yves Claveau habite la rue Marcotte, à Pont-Rouge, depuis plusieurs années. Cet été, le son qui provient du site Déry le dérange comme jamais auparavant.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

En plus des désagréments sonores, les personnes incommodées composent avec leurs inquiétudes. Voir défiler autant de monde près de chez elles en ces temps de pandémie ne les rassure pas. Pas plus que de constater que des feux sauvages sont parfois allumés dans cette région boisée.

Sans parler des déchets laissés sur place et qui s'entassent. Un aspect que déplore Jean-René Bouchard, un autre habitant le rue Marcotte.

On est désolé de voir qu’un site si beau, accessible à tous, soit saccagé. Ça prend un minimum d’encadrement pour protéger ce site unique, déclare-t-il.

Un site sous surveillance policière

La Sûreté du Québec (SQ) est au courant de ce qui se passe. Elle assure qu'elle veille au grain.

Les policiers sont au fait de la situation, confirme le sergent Louis-Philippe Bibeau, du service des communications de la SQ.

Régulièrement, des patrouilles sont organisées pour sensibiliser les occupants du site au risque de noyade à proximité des chutes et pour maintenir l’ordre public.

En 2020, nous sommes intervenus à 25 reprises sur place, et depuis le début de l’année, huit fois, indique le sergent Bibeau.

Loin de ses préoccupations, des jeunes et des fêtards profitent du site Déry en toute insouciance et souhaitent qu'il en soit ainsi pendant encore un bon moment.

Ce spot est le fun. On peut tous se regrouper, on est tranquille. Après presque deux ans difficiles avec la COVID, c’est agréable de se retrouver, d’avoir du bon temps, commente une jeune femme, rencontrée sur place, dimanche.

Avec les informations de Kassandra Nadeau-Lamarche

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