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La confusion persiste autour des deuxièmes doses en Outaouais

Une infirmière injecte un vaccin contre la COVID-19 dans le bras d'un homme.

Le Comité sur l'immunisation du Québec a émis un avis qui permet aux personnes ayant reçu le vaccin d'AstraZeneca, en 1e dose, de recevoir un vaccin ARNm (archives).

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Radio-Canada

Des résidents de l’Outaouais n’ont pas pu obtenir un vaccin contre la COVID-19 différent, pour leur deuxième dose, de celui qu’ils avaient reçu en première dose.

C’est ce qu’ont raconté, samedi, à ICI Ottawa-Gatineau deux personnes qui sont revenues bredouilles de la clinique de vaccination sans rendez-vous du Palais des Congrès de Gatineau.

Ma perspective est que j’ai essuyé un refus de me faire vacciner malgré les recommandations, a dit Sylvain Rousselle, en faisant référence à l’avis du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) sur l'interchangeabilité des vaccins, entre autres.

Il espérait obtenir, après avoir reçu le vaccin de Moderna en première dose, celui de Pfizer. L’homme a affirmé s’être informé par téléphone, au préalable, et avoir reçu l’information qu’il ne devrait pas y avoir de problème.

Une fois sur place, sa demande a toutefois été rejetée. Deux gestionnaires m’ont répondu que les directives du ministère [de la Santé] étaient de ne pas changer de vaccin, a-t-il ajouté.

Par courriel, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a indiqué que l’avis du CIQ ne permet de recevoir un vaccin ARNm différent de celui reçu en première dose seulement lorsque le même n’est pas disponible.

Il n’y a actuellement pas de pénurie de vaccin au Québec. Malgré un retard dans la prochaine livraison des vaccins de Pfizer, tous les rendez-vous prévus au cours des prochains jours seront honorés, a-t-on déclaré.

Une certaine confusion

Plusieurs recommandations différentes se sont succédé quant à l’interchangeabilité des vaccins, et cela a laissé placeà une confusion.

Un autre homme qui a tenté, samedi, d’obtenir sa deuxième dose, Bernard Maltais, a aussi fait face à un refus. Lui et son épouse tentaient de recevoir le vaccin de Moderna après avoir reçu, il y a huit semaines, le vaccin d’AstraZeneca.

Je ne peux pas me l’expliquer, a-t-il dit en entrevue. Selon ses dires, un chef d’équipe lui a expliqué qu’une consigne l’empêchait d’administrer le vaccin de Moderna à des personnes ayant reçu, dans un premier temps, celui d’AstraZeneca.

On semble créer - je ne sais pas pourquoi - une deuxième classe de citoyens avec ceux qui ont été vaccinés avec AstraZeneca. J’espère que ce n’est pas le cas.

Une citation de :Bernard Maltais, résident de l’Outaouais qui tente d’avoir un vaccin ARNm en 2e dose

Le gouvernement nous recommande fortement de ne pas avoir une dose d’AstraZeneca donc, pour nous, ce n’était pas intéressant de [rester avec ce vaccin], a-t-il fait valoir.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais a, de son côté, soutenu qu’il est important de s’assurer que le personnel en poste dans les centres de vaccination a l’information la plus à jour. On a ajouté que les gestionnaires concernés seraient interpellés.

Avec les informations d’Emmanuelle Poisson

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