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Sécurité nautique : acquérir les bonnes connaissances avant de se lancer sur l’eau

Un plaisancier prépare son voilier pour une sortie en mer.

Voile, sports nautiques, planche à pagaie, bateaux à moteurs, kite surf; les sports nautiques ont la cote cette année.

Photo : Radio-Canada

Au Bas-Saint-Laurent, alors que les sports nautiques connaissent une popularité sans précédent comme ailleurs au Québec, des experts incitent les adeptes à suivre des formations pour profiter des nombreux plans d'eau en toute sécurité. Les conditions de navigation sur le fleuve, entre autres, peuvent y être imprévisibles et dangereuses.

Cette popularité a atteint des sommets en 2020. L'année 2021 s’annonce similaire, selon Nautisme Québec, qui s’unit avec plusieurs organismes pour souligner la Semaine de la sécurité nautique.

L’organisme souhaite rappeler qu’il est important de respecter les autres plaisanciers de tous types d’embarcations, motorisées ou non, ainsi que les riverains.

Beaucoup de bateaux sur un lac.

Les embarcations sont maintenant très nombreuses sur les plans d'eau et Nautisme Québec invite les plaisanciers à se respecter les uns les autres et à respecter aussi les riverains.

Photo : gracieuseté Nautisme Québec

En 2020, il y a eu 56 % de plus de décès reliés à la navigation de plaisance, par rapport à 2019.

Source :  Nautisme Québec.

Bien s’informer avant de s'aventurer sur le fleuve

Le président du Club de voile de Rimouski depuis trois ans, Philippe Charbonneau, confirme que l’engouement pour les sports nautiques est bien réel au Bas-Saint-Laurent, que ce soit pour la voile, la planche à pagaie, les bateaux moteur ou pour le kitesurf.

Il y a définitivement plus de plaisanciers, assure-t-il. La marina de Rimouski a été rénovée et on a doublé le nombre de places, mais il y a encore une cinquantaine de personnes qui attendent pour avoir un quai.

Avant de partir avec son propre bateau, Philippe Charbonneau conseille aux aspirants matelots de suivre des initiations à la voile offertes par les clubs de voile et d’effectuer des sorties en mer avec des parents ou des amis.

Philippe Charbonneau, président du Club de voile de Rimouski

« Un voilier, c'est un chalet à 10 minutes de la maison », selon Philippe Charbonneau, président du Club de voile de Rimouski

Photo : Radio-Canada

Bien entendu, il faut obtenir un permis de bateau motorisé grâce à une formation en ligne. On y apprend notamment toutes les consignes de sécurité et quoi faire en cas d’urgence.

Toutefois, le bon jugement est essentiel en mer, comme l'explique le plaisancier.

La meilleure règle de sécurité, c'est d’être conscient de nos limites et de ne pas s'exposer inutilement au danger. C’est le gros bon sens.

Une citation de :Philippe Charbonneau, président du Club de voile de Rimouski 

Et comme la navigation sur le fleuve comporte toujours de l’imprévu, il importe aussi d’être bien informé des conditions météorologiques et de navigation ainsi que de l’heure des marées.

Même si le conseil a été répété maintes et maintes fois, Philippe Charbonneau insiste sur l’importance de revêtir un vêtement de flottaison individuel (VFI) et, surtout, de l'attacher.

Il faut aussi savoir comment appeler les secours. Sans être fréquents, les appels pour divers incidents ne sont pas rares, constate M. Charbonneau. Ça peut être un moteur qui arrête de fonctionner ou des kitesurfeurs qui tombent à l’eau. Le vent peut se lever rapidement et ils ne sont pas capables de revenir au bord.

C'est important de connaître les moyens de communiquer pour appeler de l’aide.

Engouement pour la planche à pagaie 

Il y a un fort engouement pour la planche à pagaie (paddle board) depuis le début de la pandémie, au Bas-Saint-Laurent, au Québec et même partout dans le monde, confirme Claudie Ouellet, propriétaire de SKY Boutique-École. 

Claudie Ouellet, propriétaire de SKY Boutique-École

Claudie Ouellet, propriétaire de SKY Boutique-École, déconseille aux planchistes moins expérimentés de s'aventurer sur le fleuve.

Photo : Radio-Canada

On invite les gens qui achètent des planches à pagaie à venir faire formation avec nous, à bien s’informer, ou à tout le moins, à se faire montrer les règles et techniques de base par une personne expérimentée, mentionne-t-elle.

La planche à pagaie est tentante parce qu'elle est accessible et relativement facile à manœuvrer. Sa pratique nécessite quand même de la préparation, surtout si on s’aventure sur le fleuve.

Il faut rester près du bord de mer avec un vent qui nous repousse vers la berge. Si on va trop loin, un fort vent peut arriver rapidement et nous entraîner plus loin au large. Le brouillard aussi arrive vite, parfois.

Une citation de :Claudie Ouellet, propriétaire SKY Boutique-École

Comme pour la voile, il faut regarder si les prévisions météo sont favorables, apporter son cellulaire, avertir nos proches de notre destination, de l’heure de départ et de l’heure prévue pour le retour.

Deux jeunes filles sur une planche à pagaie.

La tranquillité des lacs est préférable pour la pratique de la planche à pagaie chez ceux qui sont moins expérimentés.

Photo : Radio-Canada

Bref, il y a une foule de choses à connaître pour être en sécurité, mais rester près de la côte demeure son principal conseil. C’est important d’éviter les endroits exposés au vent, explique-t-elle. Idéalement, l’eau devrait être comme une huile.

À la base, il faut connaître la bonne technique pour pagayer. Certains pratiquent ce sport, mais ne le savent pas, déplore Claudie Ouellet.

J’ai vu des gens qui embarquaient sur la planche, mais ne savaient pas vraiment comment faire ou comment rembarquer dessus s'ils glissaient. On ne veut pas voir ça. Il faut prendre ça au sérieux.

Une citation de :Claudie Ouellet, propriétaire SKY Boutique-École

Avec la mode des planches gonflables, Claudie Ouellet déconseille de les utiliser pour aller sur le fleuve puisqu'elles peuvent dériver très facilement.

D'après le reportage d'Isabelle Damphousse, avec la collaboration de PhiIippe Arsenault

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