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Une marche de solidarité à Trois-Rivières pour les réfugiés dans le monde

Une femme sur un tapis roulant.

Quelques dizaines de personnes ont marché symboliquement sur des tapis roulants. D'habitude, la marche se tient dans les rues de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À l’occasion de la Journée mondiale du réfugié, des dizaines de personnes ont manifesté leur solidarité au centre commercial du secteur Trois-Rivières-Ouest pour les réfugiés dans le monde qui vivent en situation de guerre.

Le Service d'accueil des nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières, organisme instigateur de l’événement, a dû se replier sur une marche symbolique sur des tapis roulants en raison des mesures sanitaires. En temps normal, la marche a lieu dans les rues de Trois-Rivières.

On trouve important de souligner la journée surtout parce que Trois-Rivières est une des 14 villes-destinations pour les personnes réfugiées au Québec, indique Ivan Suaza, directeur général du SANA de Trois-Rivières, qui précise que bon an mal an, la région accueille entre 100 et 120 réfugiés. En 2020 toutefois, 70 réfugiés sont arrivés en sol trifluvien, une diminution en raison de la pandémie.

On célèbre le courage des gens qui sont capables de survivre.

Une citation de :Ivan Suaza, directeur général du SANA de Trois-Rivières

Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, plus de 82,4 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont vu leur vie bouleversée par la guerre, les violences et la persécution à la fin de l’année 2020.

De ces millions, il y en a 43 % qui sont des enfants. C’est quand même important de souligner que les petites filles et les petits garçons n’auront pas souvent accès à l’éducation et même parfois à la santé, et aux activités sportives, constate Denise Otis, cheffe de bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés à Montréal, présente à la marche.

Bernadette Kabanyiginya est une réfugiée du Burundi depuis 1972, au moment où des massacres ont plongé le pays dans ce qui est qualifié par certains de génocide. Elle se rappelle son arrivée au Québec.

Trois-Rivières, on disait : "Les rivières c’est où?". On est arrivés la nuit puis le lendemain, on a vu le soleil, ce qui m’a frappé, je le n’oublierai jamais. On a voulu aller au soleil, mais c’était froid. Mais chez nous [au Burundi], quand il y a du soleil, ça veut dire qu’il fait très chaud, raconte-t-elle au sujet de ses premiers jours au Québec.

Selon elle, le plus grand défi des réfugiés, c’est de parler la langue locale, dont la maîtrise est essentielle pour qu’ils puissent s’autonomiser dans leur nouveau milieu de vie.

Selon les informations de Raphaëlle Drouin

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