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Louis-Jean Cormier et sa meute surfent sur la popularité des résidences de création

Louis-Jean Cormier à la guitare.

Louis-Jean Cormier

Photo : Getty Images / Xavier Leoty

Radio-Canada

Samedi soir, Louis-Jean Cormier et une bande de complices artistiques prendront d’assaut la scène du Théâtre Hector-Charland, à L’Assomption, après une semaine passée à apprivoiser les lieux en jasant, en improvisant et en regardant les Canadiens jouer en série.

Le concert qui sera présenté, La marée du loup, est l’aboutissement d’une première résidence de création organisée à L’Assomption par Claude de Grandpré, directeur général de Diffusion Hector-Charland, et Alan Côté, directeur général et artistique du Village en chanson de Petite-Vallée.

Plusieurs artistes se partageront la scène, dont Vincent Vallières, Beyries, Matiu, Cindy Bédard, Gab Bouchard et Laura Niquay. Le spectacle, mis en scène par le chanteur Martin Léon, sera ensuite présenté le 10 juillet à l’occasion du Festival en chanson de Petite-Vallée, en Gaspésie.

Tout ce beau monde a pu apprendre à se connaître et à pratiquer ensemble lors de ce séjour à L'Assomption, qui a donné lieu à des séances créatives sans pression, comme cette fois où les musiciens et musiciennes se sont mis à improviser après un match des Canadiens de Montréal, leurs instruments étant à portée de main.

Jouer un concert en région et rester pour dormir

Malgré les 800 kilomètres qui séparent normalement Claude de Grandpré et Alan Côté, les deux entrepreneurs et mélomanes se rejoignent sur un projet commun : créer un réseau de résidences de création québécoises pour permettre aux artistes qui visitent la province de développer un sentiment d’appartenance pour les régions où ils et elles performent.

Et aussi pour casser une idée tenace dans l’industrie : celle de devoir rouler des heures pour rester, le temps d'un concert, seulement dans un endroit avant de revenir à la maison.

Ça fait 20 ans que je travaille à amener à L’Assomption un projet de résidence. Alors j’ai acheté un terrain il y a une dizaine d’années, avec mon organisation, et ça nous a pris 10 ans à faire le montage financier, a expliqué Claude de Grandpré en entrevue avec Catherine Richer, chroniqueuse culturelle au 15-18.

C’est important dans nos communautés qu’on ne soit pas juste un point de chute pour des artistes qui arrivent à 17 h et repartent à 23 h. On veut faire en sorte que les artistes prennent racine, connaissent un peu plus nos communautés, notre petit coin de pays, puis qu’ils aient le goût d’y revenir.

La Maison Jacques-Parizeau, une résidence permanente pour les artistes

L’histoire musicale nous a souvent appris que les idées de génie ne prennent pas toujours racine dans un cadre strict imposé à l’avance, comme une semaine réservée dans un studio ultramoderne. Parfois, les meilleures idées musicales sortent d’une improvisation musicale au chalet, sur le bord du feu ou... après un match des Canadiens.

C’est dans cet esprit que M. de Grandpré a imaginé la Maison Jacques-Parizeau, un lieu d’hébergement voué à la résidence d’artistes du Québec comme de l'international, qui a accueilli quelques artistes de La marée du loup et qui sera officiellement inaugurée à l’automne 2021 à L’Assomption. Mais pourquoi un hommage à Jacques Parizeau?

Quand j’étais diffuseur, il a mis comme député 5000 $ pour que je puisse acheter un piano à queue. Ça m’a vraiment fait décoller. Vraiment, je veux le remercier, a expliqué Claude de Grandpré. Le temps passe, et parfois on oublie, mais il n’y avait personne dans le coin qui avait imaginé célébrer tout le travail qu’avait fait M. Parizeau dans le coin.

L’enthousiasme de M. de Grandpré pour cette initiative est également partagé par Alan Côté. Je pense qu'on pourrait créer un réseau très intéressant et régler un grand problème de réciprocité que nous avons. Il y a plein de compagnies québécoises qui tournent à l’international, mais pas tant d’international ici, a-t-il affirmé.

Avec les informations de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l'émission Le 15-18

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