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Des familles touchées par la violence policière se rassemblent à Ottawa

Des manifestants brandissent des affiches.

Plusieurs personnes se sont rassemblées à Ottawa pour exprimer leur soutien aux familles issues de communautés noires et autochtones touchées par la violence policière.

Photo : Capture d'écran - CBC

Radio-Canada

Plusieurs personnes se sont rassemblées, samedi matin, à Ottawa en soutien à des familles issues des communautés autochtones et noires touchées par la violence policière.

Les membres de dix familles ont pris la parole durant l'événement qui avait lieu devant le 80, rue Wellington, où se trouve le bureau du premier ministre Justin Trudeau.

Nous rassemblons 10 familles noires et autochtones qui ont perdu un des leurs aux mains de la police , a indiqué l’un des organisateurs, Syrus Marcus Ware.

Les familles ont tour à tour fait part de leur histoire aux personnes rassemblées et en ont profité pour en appeler au changement.

« On voulait mettre de l’avant les familles qui sont les plus touchées », a ajouté M. Marcus Ware. « On a arrêté à 10. On aurait pu en inviter des centaines. »

Les organisateurs réclament le définancement de 50 % des services policiers au pays et que cet argent soit remis aux familles touchées par la violence policière.

L’événement survient quelques jours après qu’une vidéo d’un policier de Montréal appuyant son genou sur le coup d’un jeune Noir ait été partagée.

Des témoignages émouvants

La famille d’Anthony Aust a été la première à prendre la parole. L’homme de 23 ans a fait une chute mortelle de l’appartement dans lequel il habitait, en octobre dernier, après que des agents du Service de police d’Ottawa (SPO) y soient pénétrés.

« Mon fils était terrifié par la police, absolument terrifié, parce qu’à chaque fois qu’il rencontrait la police, il courait. C’était instinctif. », a dit sa mère, Nhora Aust. « Ils n’ont pas seulement pris la vie de mon fils, ils ont pris ma vie, la vie de son père, la vie de sa fratrie. […] Je veux que ça s’arrête. »

William Hudson a aussi partagé son expérience. Sa fille, Eishia Hudson, a été abattue par la police de Winnipeg en avril 2020, alors qu'elle avait 16 ans.

« La race est responsable d’une grande partie de ce qui est arrivé à notre fille », croit-il. « Nous sommes ici aujourd’hui pour dénoncer le fait que les forces de l’ordre ont un grave problème de racisme systémique. »

Les proches de Jermaine Carby, abattu par des policiers en septembre 2014 à Brampton, ont pris le relais.

« Ils ont tiré mon cousin dans la tête comme si ce n’était rien », a raconté sa cousine La Tanya Grant. « Il a perdu sa vie parce qu’il a été victime de profilage racial. Il était le passager d’un véhicule qui a été arrêté. Le conducteur était blanc », a-t-elle poursuivi.

Ensuite, ce fut le tour du frère d’Abdirahman Abdi, qui est mort à la suite d’une intervention policière du SPO.

« C’est comme s’ils voulaient qu’on ait peur d’eux. Leurs actions ont envoyé un message que les Noirs et les personnes de couleurs à Ottawa doivent craindre la police et le système de justice », a-t-il témoigné.

La sœur de Rodney Levi, un Autochtone du Nouveau-Brunswick abattu par la police en juin 2020, a aussi pris la parole.

« Nous avons besoin de réponses et on continuera à se battre pour les obtenir », a lancé Jamie Levi. « Nous avons besoin de la vérité. »

Kadene Jonathan a aussi adressé quelques mots au nom de la famille d’Andrew Luko tué par la police le 5 juillet 2015 à Toronto. « Aucun mot ne peut expliquer à quel point la mort de mon ami Andrew Luko a été traumatisante », a-t-elle lâché.

Des proches de Jamal Francique, de Regis Korchinski-Paquet, de Chantelle Krupka et de Chantel Moore étaient aussi sur place, selon l’affiche de l’événement.

Avec les informations de David Thurton, CBC

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