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Les anciens du pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery marchent pour les enfants de Kamloops

La marche a réuni une trentaine de personnes de Pikogan.

La marche a réuni une cinquantaine de personnes de Pikogan.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Martin Guindon

Les anciens du pensionnat autochtone de Saint-Marc-de-Figuery ont rendu hommage samedi aux 215 enfants dont les restes ont été découverts sur le site du pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique, il y a trois semaines.

Une centaine de membres des communautés anishinabes de Pikogan et Lac-Simon se sont d’abord recueillis sur le lieu de commémoration de l’ancien pensionnat, à Saint-Marc-de-Figuery.

Ils ont participé à une première vigie avec une prière et une cérémonie de purification, posant des gestes symboliques de réconfort envers tous ces enfants qui ne sont jamais rentrés à la maison.

Avant de partir pour la marche, les participants ont pu poser un geste symbolique de réconfort avec du tabac.

Avant de partir pour la marche, les participants ont pu poser un geste symbolique de réconfort avec du tabac.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Une cinquantaine d’anciens du pensionnat, membres de leurs familles et amis ont ensuite entrepris une marche de 26 kilomètres sur la route 111 pour rentrer à la maison.

Ils sont attendus en fin d’après-midi samedi à Pikogan, où une seconde vigie aura lieu en présence de nombreux membres de la communauté.

Quand on a parlé de cette marche, les anciens qui étaient là nous ont demandé de sortir du pensionnat, de retourner vers la maison. C’est ça qu’on va faire aujourd’hui, on vient vous chercher et on va vous ramener à la maison, a déclaré Malik Kistabish, directeur du Centre de santé de Pikogan et l’un des organisateurs de cette marche.

Malik Kistabish, directeur du Centre de santé de Pikogan et l'un des organisateurs de cette marche.

Malik Kistabish, directeur du Centre de santé de Pikogan et l'un des organisateurs de la marche.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Ce n’est pas humain

C’est important pour moi de marcher aujourd’hui, parce que quand tu as vécu le pensionnat et que tu connais les choses qui se sont passées dans les pensionnats, c’est insensé ce qui s’est passé à Kamloops. Ce n’est pas correct. Ce n’est pas humain. Je suis content qu’on ait pris du temps à s’organiser, le temps d’absorber la nouvelle, parce que sur le coup, c’était un choc et on aurait pu réagir différemment qu’aujourd’hui, a confié Édouard Kistabish, de Pikogan, un ancien du pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery.

Édouard Kistabish, de Pikogan, un ancien du Pensionnat autochtone de Saint-Marc-de-Figuery.

Édouard Kistabish, de Pikogan, un ancien du pensionnat autochtone de Saint-Marc-de-Figuery.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Liliane Ruperthouse, également de Pikogan, fait la marche avec sa mère Lucie, une autre ancienne du Pensionnat. Pour moi, c’est important. Je connais un peu l’histoire de mes parents, mais avec les corps des petits enfants qui ont été découverts, ils ne sont jamais retournés à la maison. C’est la peine qu’on ressent, des parents qui n’ont jamais revu leurs enfants, a-t-elle témoigné en entrevue.

Liliane Ruperthouse est venue marcher avec sa mère, Lucie, une ancienne du Pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery.

Liliane Ruperthouse est venue marcher avec sa mère, Lucie, une ancienne du pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Vérité et guérison

Selon James Cananasso, vice-chef du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan, cette découverte à Kamloops ravive des blessures chez les anciens, soulève de la colère et beaucoup d’incompréhension, mais elle s’inscrit aussi dans un processus de guérison. C’est sûr que c’est une triste histoire de notre nation qui refait surface, mais en même temps, c’est une vérité qui refait surface. Et cette journée fait partie d’une journée de guérison, a-t-il fait valoir.

James Cananasso, vice-chef du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan.

James Cananasso, vice-chef du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

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