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Des infractions aux droits de la personne coûteront 15 000 $ à une entreprise de Penticton

Une personne marche à l'entrée du bureau de la Commission des droits de la personne à Vancouver, en Colombie-Britannique.

Le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique condamne l'ancienne entreprise Windward Software à payer 15 000 $ en dommages à une ancienne employée.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique a condamné une entreprise de création de logiciels de Penticton à payer 15 000 $ en dommages à une ancienne employés en lien avec des atteintes aux droits de la personne.

Selon la décision du tribunal, la somme que Windward Software devra payer à Carole Loiselle vise à compenser les atteintes à sa dignité, à ses sentiments et à son estime de soi à la suite d’incidents survenus durant les 8 années où elle a été à l’emploi de l’entreprise.

Selon Grace Chen, qui a rendu la décision pour le tribunal, même si Mme Loiselle n’a pas subi que des contacts de nature sexuelle, elle a subi cinq contacts physiques non désirés, alors qu’aucun contact de cette nature ne devrait avoir lieu au travail.

Un climat discriminatoire, dit le tribunal

Selon la décision, Carole Loiselle a travaillé comme gestionnaire de comptes pour Windward Software de 2009 à 2017. À l’époque, elle était dans la cinquantaine et était célibataire.

L’entreprise a, depuis, été vendue à une entreprise américaine, mais des employés cités dans la décision sont toujours à l’emploi de la nouvelle société.

La plaignante a soutenu que son employeur a failli à son devoir de combattre le climat de discrimination en ne prenant pas les allégations au sérieux.

L’entreprise s’est défendue en disant que les gestes posés tant par des employés que des cadres se voulaient humoristiques.

L’ancien employeur de Mme Loiselle a également soutenu avoir enquêté sur les allégations lorsqu’elles ont été portées à son attention, ce que le tribunal a reconnu.

Tout en reconnaissant l’impact émotionnel des gestes posés à l’endroit de la plaignante, Grace Chen a rappelé que ceux-ci n’étaient pas les seules raisons pour lesquelles Mme Loiselle a quitté son emploi.

Des incidents à l’impact durable, dit l’avocat de la victime

Carole Loiselle est heureuse que le tribunal ait reconnu certains des faits, mais déçue de certaines conclusions, dit son avocat, Ryu Okayama.

Il note que sa cliente a porté plainte afin d’éviter que d’autres femmes subissent le même genre de discrimination que ce qu’elle a vécu.

Son expérience chez Windward Software a eu un impact durable sur sa vie et elle a toujours de vives émotions et des difficultés en lien avec ce qu’elle a vécu.

L’avocat de Windward Software soutient que l’entreprise a demandé à ce que la décision soit revue.

Selon la responsable des causes de discrimination à l’organisme West Coast LEAF, Kate Feeney, la cause de Mme Loiselle montre le chemin qu’il reste à faire pour vaincre le sexisme.

En réalité, le système de justice a ses limites, explique-t-elle. Cette cause en dit aussi long sur les changements de culture auxquels nous devons tous contribuer pour que nos lieux de travail deviennent plus inclusifs.

Avec les informations de Maryse Zeidler

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