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Le chef libéral albertain veut occuper le centre de l’échiquier politique

Portrait de John Roggeveen qui sourit à la caméra.

Le chef par intérim du Parti libéral de l'Alberta John Roggeveen compte consacrer son mandat à attirer des membres et rétablir les finances du parti avant d'accueillir le prochain chef.

Photo : Fournie par le Parti libéral de l'Alberta

Radio-Canada

Le chef par intérim du Parti libéral de l’Alberta estime que son parti doit se tailler une place de choix au centre de l’échiquier politique de la province afin de retrouver le chemin de l’Assemblée législative.

L’avocat calgarien John Roggeveen espère ainsi séduire les électeurs qui ne se retrouvent pas dans les deux principaux partis de la province.

On pense qu’on a quelque chose de différent, de plus sensible et modéré, à offrir aux gens, explique-t-il.

La plateforme politique de ce parti, qui peine à renouer avec son succès des années 1990, n’a toutefois pas été mise à jour depuis la perte des derniers sièges qui lui restait lors des élections de 2019.

John Roggeveen fait donc de la reconquête d’au moins une circonscription sa priorité.

On doit trouver des leaders locaux, des gens expérimentés et qui viennent de tous les milieux. On veut représenter l’ensemble de l’Alberta.

Loin des yeux, loin du cœur, dit une politologue

Les libéraux albertains ne vont vraiment pas bien, selon la politologue Lori Williams, de l’Université Mount Royal.

Ils ne sont même pas dans l’arrière-pensée des Albertains lorsqu’il est question d’alternatives aux conservateurs unis de Jason Kenney et aux néo-démocrates de Rachel Notley, note-t-elle.

Elle précise que d’autres partis, comme le Parti albertain, semblent apparaître comme des options plus crédibles pour les électeurs en quête d’un parti plus au centre.

Un parti en mal de chef

Comme beaucoup de tiers partis de la province, les libéraux se cherchent un chef en titre et Lori Williams estime que cela n’aide pas le parti. Selon elle, sans chef bien établi, il est difficile de se faire connaître.

Le Parti libéral prévoit de tenir sa course à la chefferie vers la fin de 2021 ou le début de 2022 en vue des élections générales de 2023.

La seule façon, pour les libéraux, de revenir dans la course, ce sera de mettre de l’avant leur chef, leur vision ou les deux afin de marquer l’imaginaire des Albertains qui se cherchent une identité au centre.

L’autre cheval de bataille du parti sera le manque de popularité. Bien des gens ne se rendent pas compte que les libéraux albertains et fédéraux forment deux partis distincts depuis 40 ans, explique John Roggeveen.

Le chef par intérim compte consacrer son mandat à tenter d’attirer de nouveaux membres et de regarnir les coffres du parti pour donner les coudées franches au prochain chef.

Avec les informations d’Elise von Scheel

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