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L'OMS déclare la fin de la deuxième épidémie d'Ebola en Guinée

Une personne en habit de protection vaporise du désinfectant sur de la terre battue dans un village.

L'épidémie de 2021 a été rapidement vaincue par rapport à celle qui a eu cours de 2013 à 2016.

Photo : Reuters / Reuters Staff

Agence France-Presse

La Guinée et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont officiellement annoncé samedi à Nzérékoré la fin de la deuxième épidémie d'Ebola dans ce pays.

Après avoir, suivant les règles internationales, officiellement déclaré l'état d'épidémie le 14 février, la Guinée a atteint vendredi les 42 jours sans nouveau cas, soit deux fois la durée maximale d'incubation, seuil fixé pour la déclaration de la fin de l'épidémie.

La Guinée entre maintenant dans une période de surveillance épidémiologique renforcée, pendant 90 jours.

Entre 2013 et 2016, l’Ebola avait fait 11 300 morts dans la région.

L'épidémie était partie à l'époque de la Guinée. Elle s'était propagée au Liberia et à la Sierra Leone voisins, les trois pays où elle avait fait le plus de morts, mais avait touché 10 pays au total. L’OMS affirme cependant que ce bilan est sous-évalué.

Cette année, un total de 16 cas confirmés et sept cas probables ont été recensés en Guinée lors de cette deuxième épidémie. Onze patients ont survécu et 12 sont décédés, selon un communiqué de l'OMS publié samedi.

Un précédent bilan donné par l'organisation jeudi faisait état de cinq décès.

Après la détection des premiers cas à Gouécké, dans la préfecture de Nzérékoré fin janvier, les autorités sanitaires nationales ont rapidement mis en place la riposte, avec le soutien de l'OMS et ses partenaires, en s'appuyant sur l'expertise accumulée, affirme le communiqué de l'Organisation mondiale de la santé.

L'OMS dit avoir aidé à expédier environ 24 000 doses de vaccin et avoir soutenu la vaccination de près de 11 000 personnes à haut risque, parmi lesquelles plus de 2800 travailleurs de santé en première ligne.

La directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, la Dre Matshidiso Moeti, a cependant appelé dans un communiqué à rester en alerte face à une possible réapparition du virus et à s’assurer que l'expertise dans la lutte contre Ebola s'élargisse à d'autres menaces sanitaires, telles que la COVID-19.

Sur Twitter, le directeur général de l'OMS a souligné que la COVID-19 est une maladie différente qui se propage plus facilement qu'Ebola et que l'utilisation inefficace des mesures de santé publiques et sociales et les inégalités continuent de donner à la COVID-19 une chance de muter, de se propager et de tuer.

La Guinée, relativement peu touchée par le coronavirus, a déclaré plus de 23 400 cas, dont 168 décès, selon un dernier bilan publié vendredi.

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