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Remaniement : Doug Ford fait le ménage pour se préparer aux élections

Le premier ministre ontarien, Doug Ford, en Chambre.

Le premier ministre ontarien, Doug Ford

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Le premier ministre ontarien a procédé vendredi à un remaniement ministériel qui met les choses en place en prévision de la campagne électorale qui doit avoir lieu à la fin du printemps prochain.

Doug Ford célèbre sa victoire lors des élections du 7 juin 2018.

Doug Ford célèbre sa victoire lors des élections du 7 juin 2018.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Des ministres ont été exclus du cabinet, d’autres ont changé de responsabilités et des élus ont été promus. Des ministres qui occupent des postes-clés, à la Santé, aux Finances ou encore à l’Éducation, conservent leur poste.

Dans un communiqué publié vendredi après-midi, Doug Ford soutient que compte tenu des progrès de la vaccination contre la COVID-19, le pire de la pandémie est passé.

Un homme nettoie une table sur une terrasse à Ottawa.

La relance de l'économie est une priorité du gouvernement.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Nous continuons de déployer des efforts pour soutenir et remettre sur pied le système de santé de la province, et maintenant, avec notre équipe remaniée, nous sommes bien positionnés pour réaliser les priorités qui importent le plus à la population ontarienne.

Une citation de :Doug Ford, premier ministre de l’Ontario

Il cite notamment la réduction du coût de la vie, l’expansion du transport en commun, l’aide à l’emploi et le soutien aux entreprises.

Le politologue Nelson Wiseman, de l’Université de Toronto, est particulièrement offusqué du retour au cabinet de l’ex-ministre des Finances Rod Phillips.

Rod Phillips et Doug Ford changent de place au cours d'une conférence de presse en juillet.

Rod Phillips réintègre le cabinet après avoir démissionné comme ministre il y a un peu plus de six mois.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Il avait démissionné de son poste de ministre, mais conservé son siège de député après s’être rendu à Saint-Barthélemy, alors que les autorités de la santé demandaient d’éviter tout voyage essentiel.

S'il avait eu un quelconque sens de l’honneur, il aurait abandonné son siège de député.

Une citation de :Nelson Wiseman, politologue, Université de Toronto

De son côté, la politologue Geneviève Tellier, de l’Université d’Ottawa, estime que le message de Doug Ford au sujet de M. Phillips laisse perplexe.

La politologue regarde la caméra

Geneviève Tellier, politologue à l’Université d’Ottawa

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Il sera responsable des soins de longue durée, souligne-t-elle. C’est le dossier chaud post-pandémie. Elle considère que cette nomination témoigne de la confiance que Doug Ford accorde à Rod Phillips.

En même temps, le message semble dire : si vous faites quelque chose de pas correct, vous allez peut-être recevoir une petite tape sur les doigts, mais pas plus que ça.

Une citation de :Geneviève Tellier, politologue, Université d’Ottawa

Cinq ministres ont été exclus du cabinet, dont Jeff Yurek (Environnement) et Laurie Scott (Infrastructures).

Des députés ont été promus, dont Prabmeet Singh Sarkaria, nouveau président du Conseil du Trésor, et Parm Gill, premier ministre ontarien des Affaires civiques et du Multiculturalisme.

Parm Gill, nouveau ministre ontarien des Affaires civiques et du Multiculturalisme, intervient en Chambre à Ottawa alors qu'il était député fédéral (archives).

Parm Gill est le nouveau ministre ontarien des Affaires civiques et du Multiculturalisme (archives).

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Certains changements, comme les promotions accordées à des députés issus des communautés culturelles démontrent que Doug Ford est passé en mode élections, en prévision du scrutin du 2 juin 2022.

Ces députés, note Nelson Wiseman, peuvent maintenant retourner dans leur circonscription avec un titre de ministre.

Cela pourrait influencer un certain nombre d’électeurs qui pourraient se dire : nous avons un ministre dans notre circonscription, nous devrions voter pour le parti au pouvoir; cela va peut-être nous apporter quelque chose, estime M. Wiseman.

Le maintien en poste du ministre de l’Éducation désole le syndicat des enseignants de l’élémentaire.

Cela prouve, selon la Fédération des enseignants et enseignantes de l’Ontario, que le premier ministre a peu de considération pour le système public d’éducation.

Le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce, arrive à une conférence de presse à l'Assemblée législative de l'Ontario.

Le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Selon son président Sam Hammond, si le premier ministre et le ministre de l’Éducation veulent améliorer les relations, ils doivent commencer par corriger leurs erreurs. Cela inclut notamment, selon le syndicat, l’annulation des compressions budgétaires, la réouverture sécuritaire des écoles.

Stéphanie Chouinard, professeure au Collège militaire royal du Canada, pense que la décision de maintenir Stephen Lecce à son ministère peut signifier deux choses.

Une femme pose pour la caméra dans une rue résidentielle.

Stéphanie Chouinard, politologue au Collège militaire royal du Canada

Photo : Radio-Canada / Matéo Garcia Tremblay

Peut-être, lance-t-elle, que Doug Ford veut que le ministre paie pour les erreurs commises dans le secteur de l’éducation pendant la pandémie.

Ou peut-être qu’il n’y avait personne au sein de son caucus actuel qu’il souhaitait mettre à la place de M. Lecce.

La santé et l’éducation, rappelle-t-elle, sont les dossiers les plus importants.

Avec les informations de Rozenn Nicolle et de La Presse canadienne

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