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Une nouvelle usine de traitement des déchets biomédicaux s’installe dans Portneuf

Trois personnes dans une usine de gestion des déchets biomédicaux.

David Laflamme, Michelle Alarie et Charles-David Laflamme devant une machine innovante de gestion des déchets biomédicaux.

Photo : Radio-Canada / Marie-Audrey Houle

DBM Environnement est une nouvelle entreprise familiale qui a élu domicile à Saint-Raymond et qui se spécialise dans la gestion des déchets biomédicaux, comme des seringues, des déchets souillés par le sang ou encore des ou des produits pharmaceutiques ou chimiques, de façon écoresponsable. C’est la seule entreprise de ce genre au Québec.

Des hôpitaux aux centres de vaccination en passant par les pharmacies, laboratoires ou cliniques dentaires : les sites de cueillettes sont nombreux et l’entreprise se charge elle-même de faire la cueillette partout au Québec et d’assumer le transport jusqu’à l’usine dans Portneuf.

Le masque de procédure est considéré comme équipement de protection individuel et non comme déchet biomédical, mais on le prend également, précise David Laflamme, président de l’entreprise DBM Environnement.

Pour lui qui a vendu en 2017 son entreprise en assurances après une fructueuse carrière dans le domaine, c’était l’occasion d’investir dans un nouveau secteur qui lui tenait à cœur : l’environnement.

Après une étude de marché, il s’est rendu compte que les déchets biomédicaux du Québec étaient traités par des entreprises américaines installées en province qui utilisent un système de désinfection par vapeur d’eau et qui enfouissent les déchets sous leur forme initiale. Il a alors cherché un procédé plus écologique pour traiter ces déchets autrement.

Des contenants jaunes pour les déchets biomédicaux.

Des contenants pour les déchets biomédicaux.

Photo : Radio-Canada / Marie-Audrey Houle

Technologie exclusive

La solution est venue de Belgique. La machine Ecosteryl 250 a été éprouvée dans plus de 60 pays depuis une quinzaine d’années.

Dans cette machine, les déchets médicaux sont d’abord broyés, puis ils passent à travers 12 fours à micro-ondes industriels avant d’être cuits à 130 degrés pendant une heure assurant une désinfection totale. Cette technologie fonctionne à l’électricité, ne requiert pas d’eau potable et réduit de 80 % le volume des déchets à la sortie qui se retrouvent en petits morceaux non coupants et secs.

Le résultat des déchets à la fin du traitement de la machine.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le résultat des déchets à la fin du traitement de la machine.

Photo : Radio-Canada / Marie-Audrey Houle

Si ce 20 % est enfoui pour le moment, M. Laflamme travaille déjà à trouver un moyen de valoriser ces déchets. Nous sommes à discuter avec des entreprises de la région en économie circulaire pour récupérer les déchets de plastique pour une utilisation future et le reste pourrait être revalorisé, par exemple, en énergie ajoute-t-il.

Cette technologie lui est exclusive en Amérique du Nord. L’équipement peut traiter 250 kg de matières souillées à l’heure et peut être en fonction 24 h sur 24.

L’entreprise qui a été inaugurée à la fin mai compte actuellement sept employés, dont la conjointe de M. Laflamme, Michelle Alarie, qui s’occupe des relations institutionnelles et gouvernementales, et son fils aîné, Charles-David, qui s’occupe du développement des affaires. Le cadet, âgé de 14 ans, aimerait aussi joindre les rangs de l’entreprise pour un emploi d’été.

Je suis vraiment fier de mes parents, j’ai la chance de travailler avec eux au quotidien. J’ai une belle admiration autant pour ma mère que mon père. D’avoir une belle relation avec eux c’est le fun, car ça rend le travail plus simple souligne Charles-David.

Pour Mme Alarie, c’est une fierté de travailler en famille pour créer un fleuron québécois qui se distingue au niveau environnemental pour faire une différence pour le Québec et les générations futures.

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