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Une entente entre le CIUSSS et les infirmières de l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi

Des infirmières en rang à l'extérieur de l'Hôpital de Chicoutimi et portant des masques.

Dix-sept infirmières de l'urgence de l'Hôpital de Chicoutimi ont tenu un sit-in mercredi après-midi pour dénoncer leurs conditions de travail.

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean s'est rendu aux revendications des infirmières qui ont tenu un sit-in mercredi pour améliorer leurs conditions de travail à l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi.

Au terme d'une rencontre avec les représentantes syndicales de l'hôpital vendredi midi, le CIUSSS a répondu favorablement aux demandes des infirmières qui réclament la fin du temps supplémentaire obligatoire (TSO) et davantage de personnel.

C'est ce qu'a révélé Julie Bouchard, présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean (FIQ). Dans un premier temps, on parle de quarts qui vont être comblés à 50 % pour ce week-end, donc 50 % moins de temps supplémentaire. C'est un geste de solidarité que d'autres infirmières, qui ont déjà travaillé à l'urgence, font. Alors, elles vont venir donner un coup de main à leurs collègues en fin de semaine et dans les prochains jours, a expliqué la présidente.

Une réponse était attendue avant vendredi en fin de journée.

Un homme traverse les portes de l'urgence à l'hôpital de Chicoutimi.

L'urgence de l'hôpital de Chicoutimi est au coeur de l'actualité cette semaine.

Photo : Radio-Canada

Une cascade d'événements

Depuis une semaine, le CIUSSS est entraîné dans une spirale d'événements qui sont tous liés à la pénurie de personnel particulièrement chez les infirmières. Cette situation survient alors que le réseau de la santé devrait commencer à reprendre son souffle au moment où la pression de la 3e vague de la pandémie s'est à peu près estompée au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il n'y a eu que trois nouveaux cas de COVID-19 depuis six jours dans la région et il ne restait vendredi qu'une seule personne hospitalisée pour cette raison, selon les statistiques publiés à 11 h.

La semaine dernière, il a été révélé que sept membres du personnel des soins intensifs de l'hôpital de Chicoutimi ont remis leur démission depuis le début du mois de mai.

Mercredi, le CIUSSS recommandait aux citoyens de se rendre le moins possible aux urgences de la région, et en particulier celle de Chicoutimi. Plus tard en journée, une vingtaine d’infirmières de l’urgence de l’hôpital de Chicoutimi ont pris part à un sit-in pour dénoncer leurs conditions de travail.

Le lendemain, Radio-Canada dévoilait que deux patients en fin de vie, dont un atteint du cancer, étaient morts à l'urgence faute d'avoir pu être admis dans une maison de soins palliatifs ou sur un étage de l'hôpital.

En entrevue vendredi matin à l'émission C'est jamais pareil, la présidente-directrice générale, Julie Labbé, reconnaissait l'ampleur de la pénurie qui frappe le réseau au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il va falloir qu’on regarde à partir de cet été, dans nos stratégies, particulièrement avec le corps médical, comment on va réussir à continuer à donner les services dans la région pour préserver notre autonomie et voir, à partir de la main-d’œuvre disponible, quels services on va offrir dans chacun de nos blocs opératoires, a-t-elle déclaré.

La semaine dernière, Joëlle Savard, conseillère cadre aux affaires publiques du CIUSSS, avait laissé entrevoir que la discussion était déjà amorcée au sein de la direction. À moyen et long terme, il y aura une réflexion sur comment maintenir notre offre de services en fonction des besoins de la population, mais également des ressources qui sont disponibles, avait-elle déclaré.

Une rencontre mercredi prochain

C'est d'ailleurs dans cette optique que Julie Bouchard rencontrera de nouveau la direction la semaine prochaine. Mercredi prochain aura lieu une autre rencontre où il y aura des solutions à moyen et à long terme qui seront mises sur la table pour les infirmières de l'urgence de Chicoutimi afin de diminuer la surcharge de travail, a-t-elle annoncé.

Julie Bouchard veut s'assurer que cette entente perdure malgré la période de vacances qui s'en vient.

Avec les informations de Mireille Chayer

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