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Échec de la médiation chez Exceldor

La façade de l'usine.

Les travailleurs de l'usine d'Exceldor de Saint-Anselme, dans la région de Chaudière-Appalaches, sont en grève depuis le 23 mai.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Radio-Canada

La grève se poursuivra à l'usine d'abattage de poulets d'Exceldor à Saint-Anselme. Les deux parties ont confirmé vendredi que le processus de médiation n'avait pas donné de résultat.

La direction de l'entreprise de transformation de poulet et le syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce, affilié à la FTQ, devaient poursuivre leurs rencontres de conciliation-médiation vendredi après-midi.

Le syndicat des employés a cependant mis fin au processus de médiation, sans qu'aucune autre date soit fixée pour réunir les deux parties.

Celles-ci avaient pourtant discuté toute la journée jeudi.

Le processus de conciliation n'a pas rencontré l'essentiel des demandes syndicales tant au niveau monétaire qu'au niveau des clauses non pécuniaires, a fait valoir le syndicat pour expliquer son départ de la table de négociation.

Ces séances de conciliation avaient repris après que l'employeur eut accepté la proposition d'arbitrage formulée par le ministre du Travail, Jean Boulet, mais que le syndicat l'eut refusée, préférant donner toutes ses chances au processus de médiation.

La grève des 550 travailleurs de l'usine de Saint-Anselme, dans la région de Chaudière-Appalaches, a été déclenchée le 23 mai.

Elle a beaucoup fait parler à cause du gaspillage alimentaire qui en résulte. Depuis le début du conflit de travail, un million de poulets ont été euthanasiés par des producteurs québécois sans que les volailles se rendent sur les tablettes des épiceries ou dans les cuisines des restaurants.

Ce gaspillage a été largement dénoncé par les éleveurs et a même poussé le ministre de l'Agriculture, André Lamontagne, puis le premier ministre François Legault à intervenir dans le conflit en sommant le syndicat d'accepter l'arbitrage.

Le syndicat a alors rétorqué que cela équivalait à lui enlever son pouvoir de négociation. Selon lui, les travailleurs de l'usine d'Exceldor méritent ce qu'ils demandent.

Plusieurs points sont en litige dans cette négociation, dont les salaires et les conditions difficiles dans lesquelles le travail est exercé. L'employeur offre 22 $ l'heure et le syndicat revendique 25 $.

Avec les informations de La Presse canadienne

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