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Hôpital pour détenus : une nouvelle étape franchie au pénitencier de Dorchester

L'entrée du pénitencier de Dorchester

Le pénitencier de Dorchester, situé à une quarantaine de minutes de route de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Pascal Raiche-Nogue

Le gouvernement fédéral avance petit à petit vers la construction d’un nouvel hôpital pour détenus de 155 lits au pénitencier de Dorchester, au Nouveau-Brunswick. La première pelletée de terre n’aura cependant pas lieu avant cinq ou six ans.

Le ministre des Affaires intergouvernementales et député de Beauséjour, Dominic LeBlanc, a annoncé vendredi matin qu’un appel d’offres pour la préconception de l’établissement est en cours. Le contrat devrait être accordé en octobre ou en novembre.

Même s’il reste beaucoup de travail, l’annonce d’aujourd’hui est une avancée majeure, a dit Dominic LeBlanc.

Ce projet a été annoncé en 2019 par Ottawa, qui prévoit y consacrer de 300 à 400 millions $. Les détenus de l’Atlantique et du reste du pays pourront y recevoir des soins en santé mentale et des soins de santé physique.

Plusieurs étapes restent à franchir. La communauté et divers intervenants seront consultés, puis les plans détaillés seront produits. L’hôpital n’accueillera pas ses premiers détenus avant sept ou huit ans.

Ce processus-là va prendre plusieurs années. Je ne pense pas qu’on verra le début de la construction probablement avant cinq ou six ans. Mais dès que c’est entamé, ça prendra – on me dit – deux ans peut être à compléter la construction, a dit Dominic LeBlanc.

Un psychiatre impatient, mais rassuré

Louis Thériault en entrevue.

Dr Louis Thériault, un psychiatre du Grand Moncton, soigne des patients du pénitencier de Dorchester.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Le Dr Louis Thériault, un psychiatre qui soigne des détenus au Centre de rétablissement Shepody, situé à l’intérieur du pénitencier, a bien hâte de pouvoir travailler dans un environnement plus moderne.

C’est que le pénitencier a ouvert ses portes en 1880 et qu'il est vétuste. Cela complique énormément le traitement psychiatrique des détenus, selon lui.

On a des cellules d’isolement qui ont vraiment une allure de donjon. La fenestration est extrêmement pauvre. Et l’espace est très très exigu. De tous les centres de traitement à travers le pays, avec les services correctionnels, on est dans la pire situation, explique-t-il.

Le Dr Louis Thériault trépigne d’impatience, mais croit que le projet verra le jour.

Le gouvernement fédéral actuel a vraiment été très très solidaire. Ça prend des années, je suis aussi très impatient, parce que ce sont des conditions de travail très difficiles. Mais bon, on est patients, il y a un véritable engagement. Et étape par étape, on arrive à les franchir pour y arriver.

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