•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Google développe une nouvelle méthode de classification de la couleur de peau

Des hommes et des femmes d'origines diverses.

La classification des types de couleur de peau Fitzpatrick créée dans les années 1970 est encore utilisée aujourd'hui.

Photo : iStock / digitalskillet

Reuters

Google, filiale d'Alphabet, développe un système alternatif à la classification de Fitzpatrick sur les différents phototypes de peau, une méthode désormais jugée inappropriée par nombre de scientifiques pour les personnes non blanches.

La classification Fitzpatrick Skin Type (FST), mise au point dans les années 1970 et utilisée dans le monde comme norme par les dermatologues, classe les individus en six phototypes. Parmi ces couleurs, trois sont réservées aux personnes de peau blanche, deux pour les peaux brun pâle et brunes, et la dernière pour les peaux noires.

Depuis son invention, les entreprises s'appuient sur cette classification pour déterminer la réaction de la peau en cas d'exposition solaire. Les groupes technologiques ont emboîté le pas et utilisent aussi cette méthode pour catégoriser les individus et mesurer le bon fonctionnement de leurs produits, comme les systèmes de reconnaissance faciale ou les capteurs de fréquence cardiaque, sur différents tons de peau.

Mais les critiques du FST estiment que ce système ne prend pas suffisamment en compte la diversité des personnes de couleur.

En octobre 2020, des scientifiques du Département américain de la Sécurité intérieure ont préconisé, lors d'une conférence internationale, l'abandon de cette méthodologie en matière de reconnaissance faciale, estimant qu'elle représentait mal la palette de couleurs que l'on peut rencontrer dans diverses populations.

Construire une intelligence artificielle éthique

En réponse à ces préoccupations, Google a dévoilé cette semaine à Reuters qu'elle planchait sur une solution permettant d'obtenir de meilleurs résultats.

Nous travaillons sur des mesures alternatives, plus inclusives, qui pourraient être utiles dans le développement de nos produits, et nous collaborerons avec des spécialistes scientifiques et médicaux, ainsi qu'avec des groupes travaillant au sein des communautés de personnes de couleur, a déclaré le géant américain de l'Internet, sans plus de précisions.

La classification FST alimente le débat plus large sur le racisme et l'absence de diversité dans le secteur de la technologie, où le personnel est majoritairement blanc.

Dans le cadre du développement de l'intelligence artificielle (IA), s'assurer du bon fonctionnement des outils technologiques sans distinction de couleur de peau, de genre et d'âge, est devenu un enjeu important. L'IA est notamment utilisée dans des domaines sensibles comme la santé et le travail des forces de l'ordre.

Un produit pourrait ainsi se révéler défectueux pour les groupes sous-représentés en termes de données d'études et de tests.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !