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Noyade mortelle : « Il paniquait tellement qu’il m’a lâché la main », témoigne son ami

Un enfant pose avec sa mère.

Tristan Charron est en 4e année à l'École d'éducation internationale Filteau.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Tristan Charron, élève de 4e année à l'École d'éducation internationale Filteau, tenait la main de son ami quand celui-ci a sombré dans les eaux du lac de la base de plein air de Sainte-Foy, lors d'une sortie scolaire jeudi.

Il était gentil, c’était un des plus rapides de la classe. La tague, c’était un de ses jeux préférés. Je sais qu’il aimait beaucoup un jeu vidéo qui s’appelle Roblox, se rappelle Tristan Charron, neuf ans.

Pour rendre hommage à son ami disparu, le garçon, comme beaucoup de camarades de classe, a fabriqué des avions en papier ce vendredi matin.

On a tous crié des mots gentils pour Daniel et ensuite on a lancé les avions en pensant à lui. J’avais écrit plein de qualités sur Daniel, raconte-t-il.

Jeudi, peu après 12 h 30, l'enfant de 10 ans s'est retrouvé  en difficulté  dans un lac à la base de plein air de Sainte-Foy. Quelques minutes avant le drame, il nageait main dans la main avec Tristan Charron.

Daniel ne savait pas que c’était profond, il ne savait pas très bien nager. Il n’a pas voulu accepter de prendre une veste de sauvetage. Et là, il est allé dans le plus profond et il ne savait pas où c’était, témoigne l'élève.

J’ai essayé de crier

Puis l'enfant serait passé de l'autre côté de la corde qui délimite le lieu de baignade surveillée.

J’ai essayé de lui tenir la main, mais il paniquait tellement qu’il m’a lâché la main, décrit le jeune garçon, visiblement bouleversé.

J’ai essayé de crier, mais moi et mon amie Jeanne qui étions là, on ne pouvait pas crier tellement on était stressés, alors on est allés sur le bord de la plage et on l’a dit au professeur, ajoute-t-il.

Des sauveteurs et des citoyens sur des embarcations ont recherché l'enfant.

J'ai un peu paniqué parce que ça a duré 45 minutes. J'espérais qu'ils allaient le sauver, assure le jeune garçon.

Un citoyen a retrouvé la victime, puis des manœuvres de réanimation ont débuté, mais la police précise que le garçon était inconscient lors de son transport en ambulance vers le Centre mère-enfant Soleil, où sa mort a été constatée.

Tristan Charron a pu parler à un psychologue vendredi : Ç'a fait du bien. J'en ai parlé avec mes amis parce qu'il y en avait qui étaient là.

Avec les informations de Pascal Poinlane

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