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Des célébrités se joignent aux efforts de protection des forêts anciennes en C.-B.

L'exploitation d'arbres géants ressemble à « une ruée vers l'or des temps modernes », dénonce une opposante.

Un groupe de personnes autour d'un arbre géant dans une forêt.

La mobilisation s’intensifie pour la protection des forêts anciennes en Colombie-Britannique.

Photo : Will O'Connell

« Certaines choses ne peuvent être remplacées », font valoir une centaine de personnalités publiques dans une lettre exhortant la Colombie-Britannique à protéger ses forêts d’arbres anciens, menacées par l'exploitation forestière.

Les actrices Emma Thompson et Jane Fonda, les écologistes Greta Thunberg et David Suzuki, l’auteure Margaret Atwood, les musiciens Bryan Adams et Neil Young, ainsi que l’ancien premier ministre canadien Brian Mulroney, entre autres, ajoutent une pression supplémentaire à celle exercée par des militants autochtones et environnementalistes à Fairy Creek, sur l’île de Vancouver.

Le calibre des signataires témoigne de la vague de soutien à la protection de ces arbres et le message qu'ils envoient est clair, dit Nicole Rycroft, fondatrice de l'organisme environnemental Canopy, à l'origine de la lettre.

« Il n'y a plus de licence sociale pour l'exploitation des forêts anciennes et emblématiques en Colombie-Britannique. »

— Une citation de  Nicole Rycroft, fondatrice de l'organisme Canopy

Freiner cette ruée vers l'or

Les arbres anciens de cette région du Pacifique contribuent considérablement à la biodiversité de la Colombie-Britannique et à sa capacité à faire face aux changements climatiques. Certains y vivent depuis 800 ans ou plus.

Aujourd’hui, il reste moins de 3 % des forêts anciennes d'origine. En raison de leur héritage naturel, leur exploitation est décriée à travers la province. Un récent sondage révèle que 85 % des Britanno-Colombiens croient qu'il est important que le gouvernement provincial tienne sa promesse de les protéger.

Pourtant, le nombre de permis d’exploitation a augmenté au cours des dernières années, affirme Nicole Rycroft.

« On dirait presque une ruée vers l'or des temps modernes, une course pour prendre ce qui reste de ces arbres gigantesques et emblématiques. »

— Une citation de  Nicole Rycroft, fondatrice de l'organisme Canopy
Deux policiers tiennent une femme âgée par le bras.

Une opposante à la coupe d'arbres anciens est arrêtée par des agents de la GRC à Fairy Creek, dans le sud de l'île de Vancouver.

Photo : The Canadian Press / Jen Osborne

Fairy Creek, symbole de la protection des géants

Depuis plusieurs mois, des opposants bloquent les exploitants forestiers dans des campements situés près de Port Renfrew, sur l’île de Vancouver. Plus de 230 d’entre eux ont été arrêtés en vertu d’une injonction de la Cour suprême de la Colombie-Britannique qui empêche l’obstruction à l’exploitation forestière.

Sous la pression des Premières Nations Huu-ay-aht, Ditidaht et Pacheedaht, le gouvernement a récemment suspendu les coupes de forêts anciennes dans le bassin versant de Fairy Creek et dans la vallée centrale Walbran pour deux ans.

Ce moratoire est insuffisant, croient les manifestants, parce qu'il ne couvre pas l'ensemble des régions qu'ils tentent de protéger contre l'exploitation forestière, un avis que partage Nicole Rycroft.

Elle croit toutefois que les reports constituent une occasion de réfléchir à la façon dont nous pouvons protéger ces zones et aux moyens d'assurer une meilleure participation des dirigeants autochtones aux décisions qui touchent leurs territoires ancestraux .

Le tron d'un arbre ancien coupé.

La vallée de Fairy Creek, près de Port Renfrew, est l'une des dernières forêts anciennes encore intactes dans le sud de l'île de Vancouver.

Photo : The Canadian Press / Jen Osborne

En faveur d'une économie moderne

Des manifestations en soutien aux employés forestiers ont eu lieu au cours des dernières semaines, ces derniers plaidant qu'ils devaient gagner leur vie au sein d’une industrie souvent mal comprise .

La fondatrice de Canopy, qui fait la promotion de solutions de remplacement aux produits en fibre de bois, espère que le moratoire permettra de repenser une économie du 21e siècle qui ne dépend pas d’une industrie d’une autre époque .

Le ministère des Forêts n'a pas immédiatement répondu aux demandes d'entrevue.

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