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Les adeptes du 3e lien accusés d'instrumentaliser les travaux du pont Pierre-Laporte

Le directeur général d'Accès transports viables parle d'une stratégie de communication « peu subtile ».

Le pont Pierre-Laporte.

Le pont Pierre-Laporte fera l'objet de travaux majeurs cet été.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Les travaux à venir sur le pont Pierre-Laporte, qui causeront bien des maux de tête aux automobilistes de la région cet été, servent bien la cause des adeptes du troisième lien, selon Etienne Grandmont, directeur général d'Accès transports viables. Si bien qu'il y voit une récupération « peu subtile » par la classe politique.

M. Grandmont, fervent opposant au troisième lien aux côtés d'autres organismes, a dénoncé vendredi ce qu'il qualifie de stratégie de communication. On dirait qu'on est en train de créer une tempête parfaite du côté du MTQ [ministère des Transports du Québec] pour faire croire en l'importance de l'éventuel troisième lien, a-t-il déclaré en entrevue à Radio-Canada.

Quelques heures auparavant, M. Grandmont s'était servi des réseaux sociaux pour étaler son scepticisme devant la crise provoquée par les travaux prévus sur la membrane du tablier du pont au cours de la période estivale. Une crise qui semble montée de toutes pièces, arrangée avec le gars des vues pour faire croire à l’utilité du troisième lien. On a déjà vu plus subtil, a-t-il écrit.

Joint par téléphone vendredi, Etienne Grandmont a nuancé quelque peu ses propos. Il a convenu qu'il était difficile d'affirmer que l'annonce des détails du projet de troisième lien, il y a un mois à peine, était liée à celle des travaux du pont Pierre-Laporte.

Mais il n'en démord pas : le chantier sert les intérêts des promoteurs du tunnel, dont le coût est pour l'instant évalué à un montant variant de 7 à 10 milliards $. Sauf que moi, je pense qu'entendre des élus se servir des travaux sur le pont pour justifier le troisième lien, si c'est pas préparé d'avance, en tout cas ça sert bien la cause, a-t-il lancé.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, et le ministre des Transports, François Bonnardel, ont récemment utilisé les travaux du pont Pierre-Laporte pour promouvoir le nouveau tunnel, évoquant un enjeu de sécurité pour la grande région de Québec.

Un homme discute dans le cadre d'une entrevue dans les studios de Radio-Canada Québec

Etienne Grandmont déplore la « stratégie de communication » sur le troisième lien (archives).

Photo : Radio-Canada / Andre-Pier Berube

L'entretien avant l'addition

Etienne Grandmont a profité de l'occasion pour réitérer des arguments mis en avant par son organisme et d'autres qui militent à ses côtés contre le troisième lien. Il rappelle que le Québec enregistre un déficit d'entretien de 16 milliards $ pour ses infrastructures routières. On doit d'abord s'occuper des infrastructures existantes, a-t-il insisté.

Sans nier l'aspect de sécurité mentionné par des élus protunnel dans le cadre des travaux du pont Pierre-Laporte, il demeure convaincu que les liens actuels, si bien entretenus, garantissent une circulation fluide et sécuritaire entre les deux rives.

Il plaide également que la traverse Québec-Lévis n'est pas utilisée à son plein potentiel. Il déplore que la Société des traversiers du Québec n'arrive pas à maintenir ses services en raison du manque de fiabilité de ses navires.

Un seul traversier sera d'ailleurs disponible au cours de l'été, annonçait la société d'État à la mi-mai.

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