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Impasse dans le conflit entourant les urgences de l’Hôpital de Gatineau

Deux véhicules stationnés devant l'Hôpital de Gatineau.

L’Hôpital de Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Radio-Canada

Les tensions entourant la pénurie de personnel aux urgences de l’Hôpital de Gatineau, opposant le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO) à la haute direction du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, ne semblaient pas s’apaiser, vendredi.

Le SPSO reproche au CISSS de l'Outaouais d’avoir rejeté un plan de fermeture partielle des urgences de l’Hôpital de Gatineau qui aurait permis, selon le syndicat, de donner un répit aux membres restants du personnel hospitalier.

Présentement, les filles tombent carrément au combat. [...] Elles n'ont plus d'énergie. Elles partent pour d'autres services ou quittent le CISSS de l'Outaouais pour changer de carrière, a insisté la présidente par intérim de l’organisation syndicale, Karine D'Auteuil, en entrevue avec ICI Ottawa-Gatineau.

Celle-ci fait valoir que le plan de fermeture partielle est le résultat d’un travail de longue haleine de la direction des soins infirmiers et du corps médical. Ils se sont assis pendant des semaines, ont travaillé ardemment quant au bris de service qui se produisait à l’urgence de Gatineau, a dit Mme D’Auteuil.

Le plan, qui prévoyait une fermeture partielle des urgences entre 20 h et 8 h, a essuyé un non catégorique de la part de la haute direction du CISSS de l’Outaouais, a déploré la présidente par intérim du SPSO.

C’est certain que ce n’est pas un plan parfait. Par contre, ça venait donner un souffle à l'équipe pour l'aider à traverser l’été, a-t-elle plaidé.

Le syndicat dénonce par ailleurs, dans un communiqué diffusé jeudi, le fait que le CISSS de l'Outaouais a l’intention de forcer des salariées d’autres services à venir faire des quarts de travail à l’urgence.

De son côté, le CISSS de l’Outaouais a déclaré par courriel, vendredi, qu’il travaillait à la mise en place de mesures pour pallier le manque de main-d'œuvre. Notre objectif est d'offrir des soins sécuritaires à la population tout en maintenant accessible l'urgence, et ce, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Des travaux sont présentement en cours afin d'assurer du personnel en quantité suffisante au cours des prochains jours et des prochaines semaines.

Aux yeux du président d’Action Santé Outaouais, Denis Marcheterre, le CISSS de l'Outaouais a bien fait d’écarter le plan de fermeture partielle des urgences de l’Hôpital de Gatineau.

C’est une bonne nouvelle parce qu’on ne pouvait pas se passer d'urgence à Gatineau. Même si [la fermeture avait été] pendant la nuit, des urgences, ça arrive aussi pendant la nuit. Les urgences arrivent 24/7.

Il faut maintenir les services essentiels et l'urgence est en un.

Une citation de :Denis Marcheterre, président d’Action Santé Outaouais

M. Marcheterre a ajouté qu’à plus long terme, le CISSS de l'Outaouais devra trouver des solutions durables à la pénurie de personnel. C’est loin d'être la solution idéale. Dans un monde idéal, on aurait assez d’infirmières et de médecins pour couvrir les services 24/7, a-t-il conclu.

Avec les informations de Rémi Authier et de Charles Lalande

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