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Une compagnie de charbon envisage les options juridiques après le rejet de Grassy Mountain

Photo des montagnes Rocheuses avec un panneau indiquant : Riversdale Resources, propriété privée.

Le projet de mine de charbon métallurgique dans le sud-ouest de l'Alberta a été rejeté jeudi.

Photo :  CBC / Evelyne Asselin

Lounan Charpentier

La compagnie Riversdale Resources, qui s'est vu refuser une demande de construction d'une mine de charbon à ciel ouvert dans les montagnes Rocheuses de l'Alberta, envisage ses options juridiques.

Jeudi, la commission d'examen conjoint du projet de mine de charbon métallurgique Grassy Mountain a rejeté les applications provinciales qui auraient permis au projet minier de l'entreprise Benga, dans le sud-ouest de l’Alberta, d’aller de l’avant. 

Selon le rapport, le projet ne serait pas dans l'intérêt des Albertains. Les conséquences environnementales l'emporteraient probablement sur les avantages économiques.

La société propriétaire de la mine révise le rapport de 680 pages pour mieux comprendre sa conclusion.

Riversdale Resources affirme dans un communiqué qu'elle consulte des avocats au sujet de la décision afin d'établir ses options pour la suite.

La décision concernant la mine est largement saluée par les groupes environnementaux. Selon le gouvernement de l'Alberta, c'est la preuve que le système de réglementation de la province fonctionne.

La décision de la commission était en grande partie basée sur les préoccupations concernant le sélénium, un contaminant couramment trouvé dans les mines de charbon qui peut être toxique pour les poissons.

L'élément se retrouve dans pratiquement toutes les veines de charbon de l'Alberta actuellement explorées et envisagées pour le développement minier.

Des réactions mitigées

Selon le maire de Crowsnest Pass, Blair Painter, le rejet du projet minier est une décision surprenante. 

Selon lui, malgré les nombreuses critiques, le projet présentait beaucoup d’avantages. 

« C’est 400 emplois bien rémunérés de perdus pour la communauté qui concernent de nombreuses familles. Les retombées économiques auraient été importantes, et je pense que cela aurait rendu notre communauté meilleure », affirme-t-il.

De son côté, Bobbi Lambright, la porte-parole du groupe Livingstone Landowner, un groupe de propriétaires terriens, est également surprise, mais reçoit cette décision avec beaucoup de joie. Je me sens très bien, c’était une longue bataille et nous sommes encouragés par la décision [...] Honnêtement, nous ne nous attendions pas à cela , dit-elle.

Ce n’est pas fini! Ce n’est que la première victoire d’une longue bataille.

Une citation de :Bobbi Lambright, porte-parole du groupe Livingstone Landowner 

Cependant, Mme Lambright reste méfiante. « Une chose que nous avons apprise, c’est que la protection qui est en place en ce moment, autant au niveau provincial qu'au niveau fédéral, est très fragile et dépend du climat politique », dit-elle.

L’organisme travaillera désormais pour obtenir la mise en place de réglementations, de politiques et de lois permanentes.

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