•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une étude d’envergure lancée sur les contrôles policiers dans les Prairies

Une autopatrouille du Service de police de Regina.

Une autopatrouille du Service de police de Regina. (archives)

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Radio-Canada

Une équipe de recherche de l'Université de la Saskatchewan vient de commencer une vaste étude sur la façon dont la police effectue les contrôles de rue dans les Prairies.

Cette étude doit durer cinq ans en tout et coûtera 400 000 $. Elle est financée en grande partie par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

L’équipe de chercheurs de l’Université de la Saskatchewan analysera les données relatives aux contrôles de rue de 34 services municipaux de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba. Elle compilera aussi des entretiens avec des personnes issues de différentes communautés.

Une partie de cette recherche consiste à parcourir les Prairies et à voir quelles sont les pratiques, et dans quels endroits la communauté estime qu'il existe des pratiques exemplaires ou des pratiques plus néfastes, a déclaré le chercheur principal de l'étude et professeur adjoint de sociologie à l'Université de la Saskatchewan, Scott Thompson.

Mieux connaître les règles

Les chercheurs souhaitent montrer les bonnes pratiques et informer plus largement les résidents dans les zones concernées.

La pratique du contrôle de rue a déjà fait l'objet de critiques, selon lesquelles les personnes marginalisées et les membres des Premières Nations sont des groupes surreprésentés dans les contrôles.

En 2018, la Commission de police de la Saskatchewan a publié des lignes directrices sur les contrôles des personnes. Les différents services de police ont élaboré leurs politiques à partir de ces normes.

L’une des préoccupations constatées, par exemple, est que la police de Saskatoon n'oblige pas les policiers à dire aux gens qu'ils n'ont pas besoin de parler à la police, a expliqué Scott Thompson.

Pourtant, les directives de la Commission de police de la Saskatchewan indiquent que les particuliers n'ont aucune obligation de répondre aux questions ou de fournir une pièce d'identité pendant les entretiens aléatoires et sont libres de partir à tout moment.

Est-ce qu'un mineur ou quelqu'un qui est peut-être sans-abri a la même compréhension ou la même liberté de rejeter ou de ne pas participer à la collecte de données qu'il estime injuste , a demandé M. Thompson.

La police entend les préoccupations

La police se dit prête à mieux communiquer et à maintenir un lien de confiance avec la population comme l’a expliqué de son côté le chef de la police de Saskatoon, Troy Cooper

Je comprends cette préoccupation. Et, bien sûr, il est vraiment important que nous fournissions aux agents de police les niveaux de formation appropriés pour que ces interactions se fassent de manière respectueuse et que les membres de la communauté comprennent pourquoi cela s'est produit, afin que nous puissions maintenir la confiance du public.

Les résultats des recherches de l’Université de la Saskatchewan seront communiqués aux responsables et aux commissions de police, aux responsables municipaux et à la communauté dans son ensemble.

Avec les informations de Dan Zakreski

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !