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Les monarques sont arrivés plus tôt au Nouveau-Brunswick cette année

Un monarque se pose sur une plante.

Le monarque est à la fois soutenu et menacé par la température de la province.

Photo : iStock

Radio-Canada

Cette année, les monarques voyageurs sont de retour deux semaines plus tôt au Nouveau-Brunswick. Des changements dans le climat ont rendu favorable leur passage dans la province. Mais cette situation pourrait éventuellement menacer l'espèce.

Chaque année, le monarque migre des régions tempérées de l’Amérique du Nord jusqu’aux forêts de l’Ouest du Mexique, un parcours de 5 000 km. Normalement, il arrive au Nouveau-Brunswick vers la fin juin, et repart en début septembre.

Selon un amateur et éleveur de papillons monarque, Rhéal Vienneau, une arrivée si hâtive n’a jamais été observée auparavant. Il se dit rassuré de la présence de cette espèce en déclin, mais s’inquiète de son avenir.

C’est une bonne nouvelle, dans un sens. C’est beau de voir les monarques plus tôt. Mais c’est aussi inquiétant parce que les monarques qui vont se reproduire ici, ils vont mourir.

Une citation de :Rhéal Vienneau, éleveur de monarques

Les papillons, séduits par le climat du Nouveau-Brunswick, pourraient décider de rester dans la province pour s’y reproduire. Advenant le cas, la température jouerait contre l’espèce avec le retour du froid.

D’après le lépidoptériste, le cycle de reproduction du monarque serait débalancé par de tels changements. S’ils décident de se reproduire, on est rendu à la mi-septembre. Cela prend environ un mois et demi avant qu'une autre génération sorte. Il sera donc trop tard pour se rendre au Mexique, a-t-il affirmé.

Le déclin du Monarque

Rhéal Vienneau est en plein écran, dans son bureau personnel. Il tient un papillon monarque dans sa main.

Rhéal Vienneau fait l'élevage de ce papillon depuis plusieurs années pour venir en aide à cette espèce en difficulté.

Photo : Radio-Canada

Depuis les dernières décennies, la population du monarque a diminué de 90 %. Plusieurs facteurs expliquent leur perte, mais le principal demeure le manque d’asclépiades, la seule plante dont peuvent se nourrir les larves des papillons. Considérée comme de la mauvaise herbe, elle a été éradiquée à plusieurs endroits en Amérique du Nord.

Pour venir en aide à l'espèce, Rhéal Vienneau en fait l'élevage chez lui, près de Moncton. Il y a deux ans, il relâchait 300 papillons dans la nature, une contribution significative.

D'après les informations de Janic Godin

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