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La pdg du CIUSSS commente la mort de 2 patients à l’urgence de l'hôpital de Chicoutimi

Un homme traverse les portes de l'urgence à l'hôpital de Chicoutimi.

Le CIUSSS recommande à la population d'éviter l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi si ce n'est pas absolument nécessaire

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La présidente-directrice générale du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Labbé, trouve malheureux que deux patients en fin de vie soient morts dans les corridors de l’urgence de Chicoutimi cette semaine, faute de place sur les étages. Elle indique toutefois que ce genre de situation se produit à l’occasion.

En entrevue à l’émission C’est jamais pareil, la pdg a rappelé que du personnel de l’urgence est formé spécialement pour aider ces personnes, leur apporter des soins particuliers et pour prendre soin des familles touchées.

Pour une question de confidentialité, elle n’a divulgué aucun détail concernant ces deux événements distincts rapportés par Radio-Canada jeudi, le lendemain du sit-in d’une vingtaine d’infirmières de l’urgence de l’hôpital de Chicoutimi pour protester contre l’accumulation des heures supplémentaires et la dégradation de leurs conditions de travail.

Des choix difficiles s’annoncent

Julie Labbé convient d’ailleurs qu’une grande fatigue touche le personnel du réseau, notamment parce que celui-ci a été fortement sollicité pendant la pandémie. De plus, le CIUSSS doit composer avec le retrait de 150 infirmières en raison des risques liés à la COVID-19 et avec l’absence de 1400 personnes.

Une femme habillée d'un veston noir et d'une camisole blanche sourit à la caméra.

Julie Labbé rappelle que la pénurie d'employés sévit partout au Québec.

Photo : Courtoisie CIUSSS

Elle avoue que le défi de main-d’œuvre est immense. La planification des mois d’été a débuté au mois de mars.

Il va falloir qu’on regarde à partir de cet été, dans nos stratégies, particulièrement avec le corps médical, comment on va réussir à continuer à donner les services dans la région pour préserver notre autonomie et voir, à partir de la main-d’œuvre disponible, quels services on va offrir dans chacun de nos blocs opératoires pour que la population n’ait pas à traverser le parc des Laurentides, explique-t-elle.

La pdg rappelle que la pénurie d’employés est un problème qui sévit à la grandeur de la province et que le vieillissement de la population ne fait qu’ajouter de la pression. Malheureusement, la solution miracle n’existe pas.

Le haut du Lac-Saint-Jean n’est pas oublié selon la pdg

Par ailleurs, Julie Labbé ne croit pas que la population de Dolbeau-Mistassini et des environs soit laissée pour compte. Cette semaine, la présidente du comité consultatif Maria-Chapdelaine estimait que l’hôpital du haut du Lac-Saint-Jean était en voie de devenir un simple dispensaire.

Le service d’hémato-oncologie y a été interrompu pour l’été faute de personnel. La pdg explique qu’il s’agit d’un concours de circonstances puisqu’une employée est partie à la retraite et une autre est en congé de maternité. Julie Labbé rappelle que les services sont donnés à Roberval pour l’instant.

Deux directeurs adjoints seront ajoutés sur le territoire de Roberval pour être sûr que l’on continue de bien répondre aux préoccupations de la population et des gestionnaires.

Une citation de :Julie Labbé, pdg, CIUSSS Saguenay-Lac-Saint-Jean

Elle est convaincue que la population continue d’avoir confiance dans le réseau de la santé régional malgré les difficultés qu’il traverse. Les gens me parlent et me disent à quel point ils reçoivent d’excellents services et qu’ils sont chanceux d’avoir ces services au Saguenay-Lac-Saint-Jean, indique-t-elle.

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