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Eric Wildman a été arrêté à Belleville, en Ontario

Eric Wildman vu de face et de près.

Eric Wildman a été arrêté vendredi matin en Ontario.

Photo : Gendarmerie royale du Canada

Des échanges de coups de feu ont accompagné l’arrestation d’Eric Wildman vendredi matin par la Police provinciale de l’Ontario (PPO), mais personne n’a été blessé selon la police.

Originaire du Manitoba, l’homme de 34 ans était recherché depuis 11 jours par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour la disparition et l’assassinat présumé de Clifford Joseph.

La PPO a indiqué sur Twitter vendredi matin que ses agents ont été visés par des coups de feu lorsqu’ils ont tenté d’appliquer un mandat de perquisition d’une résidence située à l’extérieur de Belleville, en Ontario. Eric Wildman et un autre homme, dont l’identité n’a pas été dévoilée, ont été arrêtés vers 5h 3 0 du matin.

En entrant dans la maison, les agents de police ont été accueillis par des coups de feu, affirme un policier de la PPO dans un message vidéo en anglais sur Twitter.

Les négociateurs de la PPO sont ensuite entrés en action et ont établi un contact avec les deux occupants, poursuit le policier.

Après une période de négociations, les deux hommes ont été arrêtés. Eric Wildman est en cours de transfert vers Winnipeg. Un porte-parole de la Police provinciale de l’Ontario a précisé que le deuxième homme est un complice du Manitobain. Après avoir été interrogé, il a été relâché et aucune accusation n’a été déposée contre lui.

Trois signalements jeudi soir

Lors d’une conférence de presse vendredi matin, la GRC du Manitoba a déclaré qu’Eric Wildman est accusé de transport non sécuritaire d’une arme à feu et de possession d'un dispositif prohibé sans permis. D’autres accusations seront déposées prochainement, a assuré le surintendant Michael Koppang, responsable des services des crimes majeurs de la GRC du Manitoba.

La recherche du Manitobain s’est accélérée jeudi soir quand la PPO a reçu trois appels concernant le signalement d’un véhicule dont la plaque d’immatriculation correspondait à celle de celui d’Eric Wildman. Il était situé dans une résidence à l'extérieur de Belleville, en Ontario, a précisé Michael Koppang. Or, le matin même, la GRC avait reçu un signalement près d’Hadashville, au Manitoba.

La Police provinciale de l'Ontario a déployé ses ressources tactiques pour encercler la résidence. Durant la nuit, les enquêteurs du Groupe des crimes majeurs de la GRC ont travaillé avec leurs collègues de la PPO à la préparation d'un mandat, a-t-il ajouté.

Pas assez d’informations pour activer le système En Alerte

Par ailleurs, la GRC a affirmé vendredi qu’elle n’a jamais été en mesure d’activer le système En Alerte dans cette affaire. En effet, elle n’a jamais disposé de renseignements nécessaires concernant le risque précis que présentait Eric Wildman, que ce soit le lieu où ce risque pouvait se manifester, ou une cible précise.

Sans ces renseignements, nous aurions semé la peur, sans pour autant dissiper les risques, a justifié Michael Koppang.

Je peux affirmer qu'à trois occasions cette semaine, l'état-major de la GRC était prêt à activer le système En alerte, mais les renseignements reçus du public n'étaient pas en lien à notre enquête, a-t-il cependant précisé.

La GRC affirme avoir tout de même pris très au sérieux le risque que posait le fugitif. Elle a d’ailleurs déployé d’importants moyens pour tenter de le localiser, notamment après des renseignements indiquant qu’il se trouvait près du parc provincial de Whiteshell, au Manitoba. L’homme de 34 ans avait, en effet, été vu pour la dernière fois mercredi dans ce secteur.

Des unités spécialisées ont été appelées en renfort. Des unités comme le Groupe tactique d'intervention, les Services de l'air, les Services cynophiles, la Section de l'identité judiciaire, des analystes du renseignement et la Section des crimes majeurs sont intervenus, a développé Michael Koppang.

Toujours pas de corps

L’enquête de la GRC pour tenter de retrouver Clifford Joseph se poursuit. Aucun corps ni reste humain n’a, pour le moment, été localisé.

Le surintendant de la GRC du Manitoba n’a pas voulu révéler trop d’informations relatives à l’enquête, mais il a cependant précisé que la police ne cherchait pas spécialement de corps en Ontario. L’enquête va se poursuivre au Manitoba et en Ontario, néanmoins.

Eric Wildman est soupçonné d’avoir enlevé et assassiné Clifford Joseph, un de ses voisins. L’homme de 40 ans n’a pas été vu depuis le 7 juin, au moment où il a quitté sa maison située dans la municipalité rurale de St. Clements, au nord-est de Winnipeg. La GRC a toujours considéré cette disparition comme suspecte.

Le véhicule de Clifford Joseph, une Ford Ranger 1997, avait été trouvé abandonné le 7 juin dans une région rurale près de la route provinciale 44 Est, à environ 50 kilomètres au sud de la propriété du suspect.

Similarités avec la tuerie en Nouvelle-Écosse

La GRC a toujours considéré Eric Wildman comme un homme dangereux. Les policiers avaient fouillé un véhicule lui appartenant et découvert des armes à feu, de l'équipement tactique de police, des insignes et d'autres articles ressemblant à des uniformes de police.

La GRC avait aussi indiqué cette semaine que la maison dans laquelle vivait Clifford Joseph avait été habitée auparavant par Vernon Karl Otto, qui a disparu sans laisser de trace en 2018. Sa camionnette avait été retrouvée en grande partie calcinée près de la maison, et sa disparition est aussi considérée comme suspecte. Cette enquête est toujours en cours.

L’enquête concernant Eric Wildman rappelle la tragédie survenue en Nouvelle-Écosse en avril 2020, quand Gabriel Wortman a tué 22 personnes dans plusieurs localités de cette province, en portant un uniforme de police et en conduisant une voiture ressemblant à un véhicule de la GRC.

C’est pour cette raison que, depuis le début de l’affaire, la GRC du Manitoba a décidé de publier autant de photos d’Eric Wildman et a fait en sorte d’informer régulièrement le public des progrès de l’enquête. La sergente Laura LeDrew avait reconnu qu’il y avait des similarités préoccupantes entre ces deux affaires.

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