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Décès d'un travailleur migrant pendant sa quarantaine en Ontario

Silhouette d'un homme marchant dans un champ de légumes, un panier à la main.

Les travailleurs agricoles migrants sont dépistés avant et à leur arrivée au Canada et sont asujettis à une quarantaine obligatoire.

Photo : Reuters / Dylan Martinez

Radio-Canada

Un homme originaire de Guatemala a été retrouvé mort lundi dans une chambre d’hôtel à Sarnia, selon l’organisme Justice for Migrant Workers. Il était en quarantaine obligatoire avant de rejoindre l’entreprise où il devait travailler dans les prochains mois.

Ses collègues et sa famille sont dévastés, a indiqué Chris Ramsaroop, un organisateur del'organisme Justice for Migrant Workers.

Selon lui, il était père de deux enfants et venait travailler dans la région de Sarnia depuis quelques années.

De son côté, le bureau de santé publique a simplement indiqué d’une personne âgée de plus de 30 ans est décédée des suites de la COVID-19 le 14 juin.

C'est toute l'information que la Santé publique de Lambton peut partager pour le moment, précise un porte-parole de l’agence sanitaire dans un courriel à CBC.

En vertu des directives fédérales, les travailleurs étrangers doivent avoir été déclarés négatifs à la COVID-19 avant d'arriver au Canada. À leur arrivée, ils doivent être à nouveau dépistés. L'Ontario a également mis en place un centre de vaccination pour les travailleurs migrants à l'aéroport Pearson de Toronto.

Les travailleurs doivent ensuite se soumetre à une quarantaine de 14 jours. Si c’est l'employeur qui fournit le logement, les travailleurs doivent être mis en quarantaine séparément de leurs collègues qui ne le sont pas.

Selon M. M. Ramsaroop, au moins cinq travailleurs migrants de la province sont décédés pendant leur quarantaine cette année.

En avril, un travailleur de 22 ans originaire de Saint-Vincent-et-Grenadine a été retrouvé inanimé dans un hôtel de Mississauga alors qu'il était en quarantaine avant de commencer son travail dans une ferme du comté de Norfolk.

M. Ramsaroop affirme par ailleurs que des travailleurs agricoles de Trinité-et-Tobago, de la Jamaïque et du Mexique sont également décédés de la même manière.

De nombreuses questions se posent quant à l'aide médicale que les travailleurs reçoivent pendant la période de quarantaine. Pourquoi tant de travailleurs meurent-ils ? Quelles sont les causes sous-jacentes qui mènent à ces décès qui se produisent dans les communautés à travers le Canada ?, a-t-il dit.

Justice for Migrant Workers a demandé des enquêtes indépendantes pour découvrir les circonstances entourant les décès de ces travailleurs migrants. Selon l'organisme, les enquêtes du coroner devraient être obligatoires.

En avril, le coroner en chef adjoint de la province a publié un rapport à la suite du décès de trois travailleurs étrangers temporaires l'an dernier.

Celui-ci contenait 35 recommandations, notamment des appels à l'amélioration pour l'accès aux soins de santé et des changements visant à établir une meilleure communication entre les gouvernements et les organismes chargés de faire venir les travailleurs étrangers au Canada.

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