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La pénurie d'infirmières s'aggrave à Terre-Neuve selon leur syndicat

Des manifestants devant un hôpital.

Des gens ont récemment manifesté devant l'hôpital de St Anthony.

Photo : Gracieuseté/Renee Pilgrim

Radio-Canada

Les manifestations devant l'hôpital de St. Anthony ne sont qu'un exemple parmi d'autres de l'impact de la pénurie chronique de personnel infirmier à Terre-Neuve-et-Labrador. Au moins un syndicat avance que la situation s'aggrave et que des changements sont nécessaires pour remédier à la crise.

Ces derniers jours, les résidents de la péninsule Nord ont organisé une série de manifestations devant l'hôpital Charles S. Curtis Memorial à St. Anthony pour exprimer leurs frustrations face à ce que l'autorité sanitaire locale qualifie de réduction temporaire des services, en raison de la pénurie estivale de personnel, qui durera jusqu'à la mi-septembre.

Selon un manifestant, les gens s'inquiètent de la transparence des décisions de l'autorité sanitaire - comme la réduction de quatre à deux du nombre de lits de l'unité de soins intensifs de l'hôpital - et doutent que les changements soient vraiment temporaires.

On nous ment toujours, a déclaré Dean Strangemore, du comité d'action Save Our Hospital.

Selon le syndicat qui représente les infirmières de Terre-Neuve-et-Labrador, il y a au moins 13 postes vacants d'infirmières immatriculées à l'hôpital Charles S. Curtis Memorial, et 40 % des postes sont à combler pour l'ensemble de la régie de santé de Labrador-Grenfell.

Nous sommes confrontés à d'énormes difficultés en matière de soins infirmiers en ce moment.

Une citation de :Heather Brown, directrice générale de la régie de santé.

Cette tension est exacerbée par la pénurie estivale annuelle, lorsque les services hospitaliers de Terre-Neuve-et-Labrador ralentissent généralement pour permettre au personnel de prendre des vacances.

Le syndicat rejette l'idée selon laquelle la saison estivale est le problème.

Même avant la pandémie, de mars 2019 à mars 2020, les infirmières autorisées ont effectué 300 000 heures supplémentaires, a déclaré la présidente du syndicat, Yvette Coffey. Les infirmières ne bénéficient pas non plus actuellement de congés annuels dans certains endroits, notamment à Happy Valley-Goose Bay, a-t-elle ajouté, et les admissions en soins de longue durée ont été fermées dans certains établissements à Saint-Jean, où de 40 à 50 postes d'infirmières sont vacants.

Ça n'a rien à faire avec l'octroi des vacances, affirmé Mme Coffey à CBC.

John Haggie en conférence de presse.

John Haggie, ministre de la Santé de Terre-Neuve-et-Labrador.

Photo : Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador

Mardi, le ministre de la Santé, John Haggie, a déclaré que la pénurie d'infirmières n'avait pas encore commencé à affecter les services.

Nous ne sommes pas encore arrivés à ce genre de situation. Je pense que nos défis sont liés aux problèmes chroniques de recrutement et nous travaillons avec le syndicat pour trouver des stratégies, a déclaré le ministre. Mme Coffey a affirmé être déçue par cette réponse.

M. Haggie a déclaré que les méthodes de travail des infirmières devaient être examinées afin de s'assurer qu'elles ne passent pas leur temps à faire de la paperasse, répondre au téléphone ou à faire d'autres tâches qui ne sont pas liées à leur métier d'infirmières.

Selon Mme Coffey, toutes les parties concernées doivent se réunir et élaborer des stratégies à court et à long terme pour faire face à la pénurie. Elle souhaite un examen de la dotation en personnel de base, une stratégie de ressources humaines et d'autres idées.

Selon les informations de CBC

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