•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les restaurants manquent de main-d'œuvre à quelques jours de la deuxième phase

Le cuisinier parle au téléphone.

L’Association hôtelière et hospitalière de la Saskatchewan travaille avec le gouvernement provincial sur des stratégies pour retenir les travailleurs dans l'industrie. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Avec le début, ce dimanche, de la seconde phase du plan de réouverture, les restaurateurs saskatchewanais sont enthousiastes de pouvoir à nouveau accueillir leur clientèle au maximum de leur capacité d'accueil. Par contre, un problème de manque de main-d'œuvre pourrait devenir une source d'anxiété chez les entrepreneurs.

C'est que pour réussir cette deuxième phase, les restaurateurs doivent avoir une équipe complète, ce qui signifie devoir embaucher du nouveau personnel. Et c’est là que les difficultés apparaissent, selon le président et chef de la direction de l’Association hôtelière et hospitalière de la Saskatchewan, Jim Bence.

Nous constatons qu'il n'y a pas beaucoup de main-d'œuvre disponible, ce qui fait que la concurrence sera très vive au cours des deux prochains mois, explique-t-il.

Changement de vocation

Tony Yang, un propriétaire de deux restaurants à Regina, n’a pas été capable de compléter ses équipes malgré le nombre de postes affichés.

En raison de la pandémie, il a licencié une grande partie de son personnel. Depuis 15 mois, c'est donc son équipe de direction et lui qui se retrouvent à travailler en cuisine.

Maintenant qu'il est autorisé à reprendre ses activités au rythme habituel, il s'est mis à téléphoner à ses anciens employés. Or, M. Yang a découvert qu'environ 70 % à 80 % d'entre eux refusent de reprendre leur ancien travail.

Ils avaient déjà un nouvel emploi ou bien ils ne voulaient plus travailler dans le secteur de la restauration. Voilà ce que j'ai reçu comme réponses de leur part, témoigne-t-il.

Retour à la normale en 2023 

À l’hôtel Delta Bessborough de Saskatoon, les employés congédiés qui ont été rappelés ont donné une réponse semblable à leur ancien employeur.

Nous constatons que beaucoup de personnes ont choisi de mener une vie différente au cours des 15 derniers mois. Ils ont décidé de passer à autre chose, affirme le directeur général de l'établissement, Jason Clark.

M. Clark prévoit que le recrutement dans l'industrie sera problématique jusqu'à ce que l'économie se rétablisse.

Nous verrons une plus grande normalité s'installer d'ici 2022, mais je ne pense vraiment pas que nous retournerons à ce qu'il y avait en 2019 avant 2023.

Jim Bence est d'accord pour dire que le retour à une expérience de restauration normale n'est pas probable avant encore deux ans.

Il reste cependant optimiste en ce qui a trait à la situation en Saskatchewan.

Des restaurants et des pubs ont pu offrir un service au cours de la dernière année. Ils ont ainsi été en mesure de garder leur personnel à temps partiel ou au moins de rester en contact avec eux.

Jim Bence mentionne que l’Association hôtelière et hospitalière de la Saskatchewan travaille avec le gouvernement provincial sur des stratégies pour retenir les travailleurs dans l'industrie et augmenter le recrutement de partout au Canada et d'ailleurs dans le monde.

Avec les informations de Jessie Anton

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !