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De la zoothérapie pour aider les jeunes en difficulté d'adaptation

Une pièce avec des jeux pour enfants.

Cette pièce est partagée par tous les bénéficiaires.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

La zoothérapie s’invite au Centre de réadaptation Saint-Georges de Chicoutimi. Créé à la suite de l’idée de deux éducatrices, ce nouveau projet sert d’outil d’intervention lors des rencontres avec les jeunes qui fréquentent l’établissement. 

Rosabelle, un golden doodle, s’est déjà fait de nouveaux amis depuis quelque temps alors qu’elle a pris part à une centaine de rencontres au salon qui porte son nom. L’aide de la chienne est précieuse lors des séances de psychologie. L’animal permet de détendre l’atmosphère et de faciliter les échanges entre l’intervenante et le jeune.

Rosabelle s'installe avec le jeune sur le divan et moi je commence ma rencontre comme je le ferais habituellement dans mon bureau. Ça rend les choses plus accessibles. On a un jeune qui devient plus détendu. Il y a aussi un petit côté humoristique parce qu'on sait jamais ce que le chien va faire. Rosabelle va parfois d'un divan à l'autre, elle apporte des jouets parce qu'elle veut jouer. On arrête parfois de travailler et de parler pour jouer. Ça rend le jeune beaucoup plus ouvert et moins sur la défensive, explique Véronique Gagnon, psychologue clinicienne au Centre de réadaptation Saint-Georges.

Le projet qui s'élève à 35 000 $ a pu le voir jour grâce à une collaboration entre le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Fondation pour l'enfance et la jeunesse et plusieurs autres partenaires.

La fondation est là pour soutenir les idées et les projets que ce soit individuel pour les jeunes ou des projets qui sont plus porteurs comme la salle de zoothérapie. C'est un projet qui a été proposé à notre conseil d'administration et les gens étaient très emballés. À ce moment-là nous on cherche le financement pour que le projet voit le jour, mentionne la directrice générale de la Fondation pour l'enfance et la jeunesse, Karine Brassard.

Danie Gauthier, qui a eu l’idée avec sa collègue Corine Ouellet, voit une tonne de bénéfices grâce au soutien du compagnon à quatre pattes.

C'est un endroit neutre. Ce n'est pas confrontant ni menaçant. Ils viennent ici par choix, le coeur léger. Quand ils passent la porte, ils ont l'impression d'avoir 100 livres de moins sur les épaules, dit-elle.

La Fondation aimerait ajouter un deuxième chien à Chicoutimi. Elle aimerait aussi offrir un service semblable au Centre de réadaptation La Chesnaie de Roberval.

D’après un reportage de Gabrielle Morissette

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