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Une marche pour dénoncer les féminicides à Québec

Des personnes marchent sur la rue Saint-Jean pour dénoncer la violence faite aux femmes.

Quelques centaines de personnes ont répondu à l’invitation du Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Quelques centaines de personnes ont participé à une marche visant à dénoncer la violence faite aux femmes au centre-ville de Québec. L’événement visait également à honorer la mémoire de Nathalie Piché, la femme de 55 ans qui a été victime du 13e féminicide à survenir au Québec depuis le début de l’année.

Les participants à la marche organisée par le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale s’étaient donné rendez-vous à 17 h devant l’église Saint-Jean-Baptiste.

La porte-parole du regroupement, Isabelle Boily, réclame un meilleur accompagnement pour les femmes victimes de violence conjugale. Elle refuse de se résigner à ce qu’il y ait une 14e féminicide en 2021.

On va continuer de vouloir réfléchir collectivement à régler le problème une fois pour toutes parce que c'est pas vrai qu'on va baisser les bras puis qu'on va attendre qu'il y en ait une autre et une autre et une autre, tout le temps comme ça, c'est alarmant, a déclaré Mme Boily quelques minutes avant le début de la marche.

Elle croit notamment que les gouvernements devraient investir davantage en prévention et en sensibilisation auprès des jeunes.

Oui, c'est un travail de longue haleine, mais c'est un travail qu'on doit débuter maintenant tous ensemble.

Deux femmes tiennent des pancartes

Des femmes de tous âges ont participé à la marche contre les féminicides à Québec.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

« Il faut que ça s'arrête »

La foule était composée de nombreuses femmes de tous âges. Certaines, comme Chantal Lamothe, ont elles-mêmes été victimes de violences conjugales et se sentaient particulièrement interpellées par la cause.

C'est beaucoup banalisé, la violence psychologique, dit-elle. Moi, je n'ai pas été frappée. La violence psychologique, ça reste longtemps.

D'autres se sont senties interpellées simplement parce qu'elles sont des femmes. Céline Dubord a senti que c'était son devoir de participer.

On n’a pas le choix, lâche-t-elle. Il faut que ça s'arrête.

À l’âge qu’on a, on a croisé des femmes qui vivaient ce genre de situation là. Des femmes de toutes les catégories sociales, note sa compagne, Cécile Cormier.

Le cortège s'est déplacé jusqu’à la place D’Youville. Là, une minute de silence a été observée en mémoire des 13 femmes mortes dans un contexte de violence conjugale depuis le début de l'année au Québec. Des représentantes de maisons d'hébergement ont également pris la parole.

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