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Le projet de charbon Grassy Mountain n’est pas dans l'intérêt public, conclut un rapport

Une barrière interdit l'entrée au site.

Le site du projet minier Grassy Mountain dans la région de Crowsnest Pass, dans le sud-ouest de l’Alberta.

Photo : Radio-Canada / Evelyne Asselin

La commission d'examen conjoint du projet de mine de charbon métallurgique Grassy Mountain rejette les applications provinciales qui auraient permis au projet minier de l'entreprise Benga, dans le sud-ouest de l’Alberta, d’aller de l’avant.

Selon la commission d’examen, le projet n'est pas dans l'intérêt public.

La décision du panel reflète l’engagement de l'Agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta (AER) à prendre des décisions dans l’intérêt public fondées sur des preuves et qui tiennent compte des risques, affirme la présidente-directrice générale de l’AER.

De son côté, l’entreprise Benga, une filiale de l’entreprise australienne Riversdale Resources, affirme qu’elle est en train d’examiner le rapport de la commission d’examen conjoint afin de mieux en comprendre les conclusions.

L’entreprise consultera ses conseillers juridiques afin d’examiner ses options et aller de l’avant, indique un communiqué de presse.

Impacts environnementaux

Le gouvernement canadien, lui, mentionne sur son site Internet que les conclusions de la commission indiquent que le projet est susceptible d'entraîner des effets environnementaux négatifs importants sur la qualité des eaux de surface, la truite fardée versant de l'Ouest et son habitat, le pin à écorce blanche, les prairies de fétuque scabre, les espèces végétales et la biodiversité.

Le projet aurait également des effets négatifs importants sur le patrimoine naturel et culturel de certaines Premières Nations.

Soutien de la province

Dans une déclaration écrite conjointe, la ministre albertaine de l’Énergie, Sonya Savage, et le ministre albertain de l’Environnement, Jason Nixon, disent respecter la recommandation de la commission d'examen conjoint.

Toutes les propositions de projets de charbon sont soumises à des examens rigoureux afin d’assurer que leur développement est sécuritaire, responsable d’un point de vue environnemental et répondent à toutes les exigences. Dans ce cas-ci, ce processus a fonctionné comme il le devait, disent-ils.

La protection de nos terres et de notre eau demeure cruciale dans le développement de nos ressources naturelles, ajoutent-ils.

L'opposition soulagée

Dans un communiqué de presse, le porte-parole de l'opposition en matière d'environnement, Marlin Schmidt, affirme que le rejet du projet démontre l’importance d’étudier l’impact de tous les projets de manière globale.

Le rejet du projet Grassy Mountain par la commission d’examen conjointe démontre que nous ne pouvons plus examiner chacun des projets de manière isolée, dit-il.

La députée néo-démocrate fédérale Heather McPherson est, quant à elle, heureuse et soulagée de l’annonce.

C’est une victoire importante pour les Albertains et est la conséquence directe de l’intervention de centaine d’Albertains et de Canadiens qui ont fait part de leurs inquiétudes par rapport aux impacts profonds que cette mine de charbon aurait eus sur notre eau, notre terre, la faune et Grassy Mountain, dit-elle dans un communiqué.

Le rapport de la commission d’examen conjoint a été remis au ministre fédéral de l’Environnement et des changements climatiques Jonathan Wilkinson.

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