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Le CCNI ne recommande plus le vaccin d'AstraZeneca en deuxième dose

Sauf exception, les provinces devraient plutôt prioriser les vaccins à ARN messager.

Une fiole du vaccin d'AstraZeneca contre la COVID-19 avec une étiquette en anglais.

Les vaccins à ARNm devraient être privilégiés à celui d'AstraZeneca, à la fois pour la première et pour la deuxième dose, estime le CCNI.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) ne recommande plus l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca en deuxième dose, à moins qu’un vaccin à ARN messager (ARNm) soit inaccessible ou contre-indiqué.

Après avoir approfondi la question, ses membres invitent maintenant les provinces à privilégier les vaccins produits par Pfizer et Moderna lors de l'administration de la seconde dose, et ce, même si la personne vaccinée a reçu en première dose celui d'AstraZeneca (ou le Covishield, sa version indienne).

Cette nouvelle consigne, publiée sur le site du gouvernement canadien (Nouvelle fenêtre), est conforme à celle diffusée mercredi par le Comité sur l'immunisation du Québec (CIQ) de l'Institut national de santé publique (INSPQ).

Or, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a expliqué jeudi qu'il s'agissait d'une « erreur de communication » et que les Québécois ayant reçu une première dose d'AstraZeneca pourraient comme prévu en recevoir une deuxième s'ils le souhaitaient.

Au moment d'écrire ces lignes, M. Dubé n'avait pas encore réagi à la nouvelle consigne du CCNI.

Cela dit, les deux directives ne sont pas contradictoires. Les Canadiens ayant reçu une première dose d'AstraZeneca devraient pouvoir recevoir le même vaccin en deuxième dose s'ils le veulent vraiment ou s'ils sont allergiques aux vaccins à ARNm, écrit le CCNI.

Les personnes qui reçoivent deux doses du vaccin d'AstraZeneca/Covishield peuvent être assurées d'avoir une bonne protection contre la COVID-19 et une très bonne protection contre les maladies sévères et les hospitalisations, réitère le Comité dans ses recommandations.

Le microbiologiste-infectiologue Alex Carignan, lui-même membre du CIQ, est d'accord.

Peut-être que [le vaccin d'AstraZeneca] protège un peu moins bien contre la maladie symptomatique, mais il protège très, très bien contre les complications, les hospitalisations et les décès, a-t-il assuré jeudi après-midi à ICI RDI. Pour ça, je pense qu'on doit le maintenir.

Comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2

Les nouvelles recommandations du CCNI sont fondées sur des preuves de plus en plus nombreuses qu'une deuxième dose de vaccin à ARNm produit une réponse immunitaire plus forte, fait-on valoir.

De nouvelles données probantes commencent à émerger, laissant entendre que la réponse immunitaire est meilleure lorsqu'une première dose du vaccin d'AstraZeneca/Covishield est suivie d'un vaccin à ARNm comme deuxième dose.

Une citation de :Dre Shelley Deeks, présidente du CCNI

Le risque – faible mais sérieux – de formation d'un caillot sanguin induite par l'administration du vaccin d'AstraZeneca a également penché dans la balance, précise-t-on.

Par ailleurs, le CCNI souligne qu'il est préférable de recevoir un vaccin à ARNm pour commencer une série de vaccins contre la COVID-19.

En date du 5 juin, 2,1 millions de Canadiens avaient reçu une première dose d'AstraZeneca, mais seulement 15 186 personnes avaient reçu deux doses de ce vaccin.

À l'heure actuelle, le gouvernement fédéral ne prévoit aucune nouvelle livraison d'AstraZeneca, mais les provinces ont entre leurs mains quelque 500 000 doses.

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