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Le gouvernement Legault présente sa nouvelle vision maritime

La ministre Chantal Rouleau.

La ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Le fleuve Saint-Laurent sera un « pilier de la relance économique » et « une plaque tournante de la logistique et du transport des marchandises en Amérique du Nord », a indiqué le gouvernement Legault en annonçant sa nouvelle vision maritime dotée d'une enveloppe de 927 millions de dollars.

On a besoin de rêver. Et on a besoin de rêver grand, a lancé jeudi la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau, lors d'une conférence de presse au port de Trois-Rivières, disant vouloir miser sur l'économie bleue.

Le projet baptisé Avantage Saint-Laurent offre une vision sur 15 ans, mais le plan d'action et les sommes associées sont pour les cinq premières années. Québec contribuera à hauteur d'un peu plus de 750 millions de dollars et des partenaires privés et le gouvernement fédéral assumeront le reste de la facture.

Il comprend 300 millions de dollars pour doter le fleuve d'infrastructures portuaires modernes et compétitives, 232,6 millions de dollars pour que la navigation soit performante et respectueuse des écosystèmes et 394,3 millions de dollars pour offrir aux communautés maritimes des possibilités de développement prometteuses et durables.

Québec a pour objectif de mettre en place un système interconnecté et autonome permettant à tous les utilisateurs du fleuve d'avoir accès en temps réel aux données stratégiques dont ils ont besoin pour optimiser leurs activités, mais aussi pour réduire leur empreinte environnementale.

Des emplois

Les spécialistes québécois de l'intelligence artificielle auront un rôle important à jouer à ce chapitre et les acteurs de l'innovation du secteur maritime de la province mettront amplement la main à la pâte, a noté Noémie Giguère, la directrice générale de Technopole maritime du Québec.

Le gouvernement souhaite également miser sur le fleuve en matière de transport collectif en finançant la création d'un réseau structurant et intégré de navettes fluviales, ce qui pourrait, selon Mme Rouleau, réduire la congestion routière, particulièrement à Montréal.

Les défis de recrutement et de rétention de la main-d'œuvre seront un des enjeux abordés à une table de concertation qui sera remise sur pied.

Jean Boulet en conférence de presse.

Le ministre québécois du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Il faut trouver des façons nouvelles d'intégrer des clientèles parfois plus éloignées du marché du travail, contribuer à rehausser les compétences de notre personnel, requalifier et accroître la productivité de nos entreprises du secteur maritime, a déclaré le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, lors de l'annonce.

Une stratégie bien accueillie

Créer cette instance est fondamental, essentiel, a insisté Serge Le Guellec, président du conseil d'administration d'Armateurs du Saint-Laurent et PDG de l'un des plus importants armateurs québécois, Transport Desgagnés.

La stratégie tombe à point nommé afin de stimuler la relance économique des régions, s'est réjouie l'Union des municipalités du Québec (UMQ), en promettant d'être des partenaires de premier plan du gouvernement dans le projet.

La nouvelle vision maritime répond à la volonté exprimée depuis plusieurs années par le milieu municipal de miser sur cette richesse nationale que représente le fleuve Saint-Laurent, son estuaire, son golfe et ses affluents, a affirmé son président et maire de Gaspé, Daniel Côté, dans un communiqué de presse.

L'annonce de jeudi n'est pas sans rappeler la proposition que faisait, en 2013, dans un livre de près de 300 pages intitulé Cap sur un Québec gagnant - Le Projet Saint-Laurent, le premier ministre François Legault, alors qu'il était chef de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le plan de développement s'articulait autour de la nécessité de créer un pôle d'innovation dans la vallée du Saint-Laurent qui présenterait des similitudes avec l'exemple californien de Silicon Valley.

Selon la Société de développement économique du Saint-Laurent, l'industrie maritime transborde annuellement 110 millions de tonnes de marchandises, représente 2,3 milliards de dollars au produit intérieur brut du Québec, est constituée de plus de 400 entreprises et génère plus de 25 000 emplois.

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