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Des tests PCR exorbitants pour les voyages à l’étranger

Une personne met un écouvillon dans le nez d'une deuxième personne.

Des familles doivent payer plusieurs centaines de dollars pour obtenir leurs tests PCR pour voyager à l'étranger.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui/CBC News

Avec le relâchement progressif des restrictions liées à la pandémie, de plus en plus de Canadiens peuvent enfin songer à sortir du pays, mais ils doivent prévoir de payer des centaines de dollars pour obtenir leur test PCR.

En effet, nombre de pays l'exigent des voyageurs pour rentrer sur leur territoire.

La facture pour ces tests peut s’avérer salée, notamment lorsque l’on voyage en famille, comme s’en est rendu compte Antoine Ndayizamba, un résident de Windsor, qui se rendra la semaine prochaine au Burundi.

C’est 220 $ par personne plus taxes. Donc si vous êtes trois, il faut déjà comptabiliser autour de 700 $, explique-t-il.

C'est une somme colossale par rapport aux différents investissements qu’on fait pour pouvoir voyager. Imaginez une personne qui doit voyager avec sa famille, regardez la somme qu’elle doit payer. C’est énorme.

Une citation de :Antoine Ndayizamba, résident de Windsor.

Depuis plusieurs semaines, certaines structures sanitaires publiques semblent avoir décidé de ne plus effectuer de tests pour les voyages internationaux.

C’est le cas de l'Hôpital régional de Windsor, qui indiquait au mois de mars, dans un communiqué publié sur son site Internet, que ses centres de dépistage de la COVID ne s'occuperaient désormais plus de dépistage pour les voyages internationaux.

Le communiqué redirige les personnes qui souhaitent faire ce type de test vers trois laboratoires de Windsor.

Refoulée à l’aéroport

Chacun des laboratoires mentionnés par l'Hôpital régional de Windsor propose une gamme de tests de COVID-19, parmi lesquels des tests PCR à des fins de voyage international avec des prix d'au moins 199 $ avant les taxes.

Il ne s’agit là que des prix les plus bas, certains étant plus élevés lorsque la demande de résultat est pressante.

Une situation que ne comprend pas Antoine Ndayizamba. Il n’arrive pas à s'expliquer l’écart entre le test ouvert au grand public qui est gratuit et celui réservé aux voyageurs.

Comment est-ce que cette somme a été fixée? Comment est-ce qu’on s’est finalement entendu que cette somme doit être à 220 $, s’interroge-t-il.

Une chose est certaine cependant, c'est il y a bel et bien une différence entre les tests que font les Canadiens au quotidien et ceux qui sont utilisés pour les voyages internationaux, comme l’a appris à ses dépens Thérèse Chantal Meleu.

Cette résidence d’Oshawa devait se rendre en Turquie en début de semaine. Elle a été refoulée à l’aéroport par la compagnie aérienne.

J’ai pas pu parce que le test de COVID que j’avais ne passait pas à l’aéroport. [...] Ils disent qu’ils veulent le code PCR, mais moi, mon code ce n’était pas PCR, c’était "C" quelque chose et c’est pas passé, indique-t-elle.

Ça génère tellement de difficultés parce que, jusqu’à date, je ne sais pas comment récupérer mon argent.

Une citation de :Thérèse Chantal Meleu, résidente d'Oshawa.

Mme Meleu, qui avait effectué son test dans un centre de dépistage général, pensait avoir fait les choses dans les règles de l’art.

Le premier test [...] c’était dans les centres de dépistage de COVID. J’ai juste pris rendez-vous en ligne. Je ne comprends pas. Ils disent qu’ils veulent le prélèvement par le nez, c’est le prélèvement par le nez, juste qu’on n’a pas mis le code qu’ils veulent et donc je ne peux pas voyager, explique-t-elle.

Elle explique avoir été obligée d’acheter un nouveau billet d’avion, la compagnie refusant de changer sa date de voyage.

Elle a également dû prendre un rendez-vous pour un test PCR qui lui coûtera 250 $ et qu’elle effectuera deux jours avant sa nouvelle date de voyage.

Des voyages non essentiels?

Paulin Tchatchoua se rendra prochainement au Cameroun. Il aurait pu se retrouver dans la même situation que Thérèse Chantal Meleu.

Heureusement pour lui, il a découvert à temps que les tests requis pour le voyage étaient payants et différents de ceux effectués au quotidien dans les centres de dépistage de masse.

Je me suis renseigné puisque j'ai un ami qui a voyagé il y a deux mois, pour savoir comment il avait procédé. Il m’a dit, non tu ne dois pas faire un test classique. Tu dois plutôt faire un test payant et il m’a indiqué le site [Internet où faire ses réservations], explique Paulin Tchatchoua.

Interrogé par Radio-Canada sur les raisons qui justifient ces prix et la disparité qui s'observe souvent d'un laboratoire à un autre, Santé Canada, l’Agence de la santé publique du Canada et Santé publique Ontario nous ont renvoyés vers le ministère de la Santé de l’Ontario, qui n’a pas répondu à nos questions.

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