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L’Alberta est le point chaud d’une maladie rare, l’échinococcose

À gauche, une image du ver. À droite, un coyote.

Le ver Echinococcus multilocularis est devenu un parasite commun dans la faune de l'ouest canadien, selon des chercheurs.

Photo : Radio-Canada

L’échinococcose alvéolaire, une maladie parasitaire transmise par les coyotes et les chiens, continue de gagner du terrain en Alberta. La province recense le plus grand nombre de cas en Amérique du Nord.

Le professeur en maladies infectieuses à l’Université de l’Alberta Stan Houston a répertorié 17 cas entre 2013 et 2020 dans un article publié récemment dans la revue scientifique American Journal of Tropical Medicine And Hygiene. Un patient est mort des suites d’une intervention chirurgicale liée à la maladie.

L’incidence étant faible, le Dr Houston ne veut pas parler de croissance exponentielle, mais appelle à la vigilance. 

S’il y a une chose que la COVID-19 nous a rappelée, c’est que les maladies provenant des animaux peuvent être très importantes et que nous devrions plus nous intéresser à ce qu’il se passe dans l'écosystème , souligne-t-il.

Nous devrions y prêter plus d’attention.

Une citation de :Stan Houston, professeur en maladies infectieuses à l’Université de l’Alberta

L’échinococcose est un ver solitaire plat qui infeste l’organisme des canidés. Les œufs du parasite se retrouvent dans les excréments des coyotes et des chiens.

Les êtres humains pourraient ensuite les ingérer en caressant leur animal ou en mangeant des fruits souillés et non lavés.

Un panneau dans un parc de Calgary, en mars 2021, demandant aux passants de faire attention aux coyotes.

Les coyotes sont de plus en plus présents dans les villes comme Calgary et Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

La présence grandissante de coyotes dans les villes albertaines pourrait expliquer en partie pourquoi l’Alberta a répertorié autant de cas. Des études ont montré que jusqu’à 60 % des coyotes urbains étaient porteurs de la souche européenne et plus virulente du ver.

Stan Houston souligne aussi que l’intérêt des vétérinaires et des infectiologues albertains pour cette maladie est aussi un facteur de diagnostic plus important.

Un diagnostic difficile

La sensibilisation doit cependant continuer, selon lui. Les radiologues devraient être mieux informés ainsi que les pathologistes , affirme-t-il.

La moitié des cas répertoriés en Alberta ont été trouvés par accident. Les symptômes tels que grosseur sur le foie, perte de poids, douleurs et jaunisse s’apparentent à ceux d’un cancer. La maladie peut incuber plusieurs années.

Stan Houston est assis à son bureau devant son ordinateur.

Selon le professeur de l'Université de l'Alberta Stan Houston, la maladie se manifeste plus facilement chez les personnes en déficience immunitaire.

Photo : Radio-Canada / Ariel Fournier

Le professeur prévoit de réexaminer des cas de maladies du foie non cancéreuses pour voir s’il pourrait y avoir plus d'occurrences de l'échinococcose alvéolaire mal diagnostiquée.

Il recommande toutefois aux Albertains de ne pas paniquer, mais d’observer plus scrupuleusement les règles d’hygiène en place, comme de bien laver ses fruits et légumes, surtout si des coyotes fréquentent nos potagers et de se laver les mains après avoir caressé son chien.

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