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Violence faite aux femmes : la Ville de Québec veut faciliter la dénonciation

Régis Labeaume lors d'un point de presse à l'hôtel de ville de Québec.

Régis Labeaume souhaite faciliter la démarche des femmes qui dénoncent leur conjoint violent.

Photo : Radio-Canada

La Ville de Québec souhaite améliorer les services offerts aux femmes victimes de violence familiale afin d’inciter un plus grand nombre d’entre elles à porter plainte.

Régis Labeaume a révélé jeudi que la conseillère municipale Geneviève Hamelin travaillait depuis près d’un an sur un projet pilote d’accueil multiservice. Tout en saluant le travail des policiers auprès des femmes qui dénoncent leur conjoint violent, le maire a souligné à quel point une telle démarche pouvait s'avérer humiliante et intimidante pour la plaignante.

On voudrait aller plus loin dans l'accueil de ces femmes-là et faire en sorte que ça soit encore plus humanisé comme démarche et que ça soit très accueillant et très motivant pour les femmes qui sont victimes de porter plainte, a-t-il insisté.

On s’est demandé comment faire en sorte qu'il y ait plus de femmes qui portent plainte et comment on peut les accueillir et, à la limite, les inciter à porter plainte.

Une citation de :Régis Labeaume, maire de Québec
Geneviève Hamelin en conférence de presse.

La conseillère municipale du district de Maizerets-Lairet, Geneviève Hamelin, travaille sur un projet pilote visant à améliorer l'accueil des femmes victimes de violence conjugale (archives).

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Régis Labeaume a ajouté que la Ville souhaitait mettre l'accent sur l’accueil, le soutien, la guérison psychologique et la prévention. Même si ces responsabilités ne relèvent pas des municipalités, le maire n'a pas l'intention de rester les bras croisés.

C'est effectivement en dehors de nos attributions, il n'y a pas de doute, mais en même temps, le Service de police de la Ville de Québec est toujours impliqué dans ces affaires-là, a-t-il fait remarquer.

Une annonce d’ici l’automne

Une annonce devrait avoir lieu d’ici l’automne. Le maire souhaite pouvoir présenter le projet pilote avant le départ de Geneviève Hamelin. La présidente de l’arrondissement de La Cité-Limoilou a déjà annoncé qu’elle ne sollicitera pas un nouveau mandat lors des élections municipales de novembre.

Régis Labeaume a par ailleurs réagi au meurtre de Nathalie Piché, survenu dans la nuit de lundi à mardi. La résidente du quartier Limoilou a été victime du 13e féminicide de l’année au Québec.

Photo de Nathalie Piché.

En décembre dernier, Nathalie Piché (photo) avait dénoncé le comportement violent de son conjoint, Noureddine Mimouni.

Photo : Radio-Canada

Le maire s’est dit bouleversé. Selon lui, il y a manifestement quelque chose qui ne va pas bien dans la psychologie masculine.

Je n’en reviens pas, à chaque fois. J'ai l'impression que c'est comme un trend. On est rendu au 13e. Voyons donc! Je trouve qu’il y a beaucoup d'hommes qui ne vont pas bien, mais ce n'est pas une raison pour tuer une femme. C'est ridicule, c'est criminel. Je trouve ça épouvantable, a insisté Régis Labeaume.

Rassemblement à Québec

Une marche visant à dénoncer les féminicides et à honorer la mémoire de Nathalie Piché s'est déroulée jeudi à Québec. L’événement est organisé par le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale.

Le départ de la marche s’est effectué à 17 h en face de l’église Saint-Jean-Baptiste, au centre-ville de Québec. Les participants se sont rendu jusqu’à la place D’Youville, où une minute de silence a été observée, suivie de prises de parole.

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