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Des paysages moins verdoyants en raison d’une infestation de chenilles

Vue sur l'escarpement d'Eardley et ses arbres sans feuillage en plein mois de juin.

En plein mois de juin, l’escarpement d’Eardley a des allures automnales en raison d'une infestation de chenilles qui mangent le feuillage des arbres.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À Luskville, des résidents du chemin Crégheur ont observé des paysages moins verdoyants qu’à l’habitude. La responsable n’est pas la sécheresse, mais plutôt la chenille spongieuse européenne.

Julie Robert a remarqué des montagnes plus brunes autour de chez elle en plein mois de juin. Ses voisins ont fait le même constat, et plusieurs mettaient la faute sur le manque de pluie dans la région.

J’ai habité ici toute ma vie et c’est la première fois de mémoire que je vois [la montagne] comme ça, raconte Mme Robert. J’en ai parlé à mes parents, eux non plus ils ne se souviennent pas d’avoir vu la montagne comme ça.

Julie Robert devant la caméra.

Julie Robert, résidente de Luskville.

Photo : Radio-Canada

Le week-end dernier, la mère de famille est même partie en randonnée sur l’escarpement d’Eardley pour observer de plus près le phénomène.

Sur les arbres, des chenilles profitaient d’un festin de feuillage. C’est impressionnant, s’exclame-t-elle.

Dans la municipalité située à l’ouest du parc de la Gatineau, les chenilles ont même intéressé des écoles. Avec sa classe, le fils de Mme Robert a participé à un projet sur l’insecte.

Il est revenu vendredi dernier avec un beau dessin d’une chenille sur une branche d’arbre et quand je suis allé faire les recherches […] sur Internet, j’ai vu que finalement, il avait dessiné la spongieuse européenne !

Dessin de la chenille spongieuse européenne du fils de Julie Robert.

Le fils de Julie Robert a dessiné la chenille spongieuse européenne.

Photo : Radio-Canada

Un sommet cette année

La Commission de la capitale nationale (CCN) indique faire face à une infestation de chenilles de spongieuses européennes.

L’insecte dévore les feuilles des arbres, et parfois s’alimente des conifères. L’espèce est surtout présente dans l’est du pays.

C’est un sommet cette année, indique la gestionnaire principale des ressources naturelles et des terrains, Catherine Verreault.

Une chenille spongieuse sur une feuille.

Les chenilles spongieuses européennes ne mesurent qu'environ quatre à six centimètres.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

La CCN assure que le phénomène est naturel et cyclique. Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter, explique celle qui est biologiste de formation.

Ça peut revenir aux cinq à 10 ans, dit-elle. Les chenilles qui sont en abondance font le bonheur de certains oiseaux, donc il y a un cycle.

Si des arbres ont vu disparaître leur feuillage, la pluie pourrait leur permettre une deuxième feuillaison. Les infestations sont effectivement toujours à peu près au même temps de l’année ce qui fait en sorte qu’il reste suffisamment de temps pour faire d’autres feuilles, fait valoir Mme Verreault.

Catherine Verreault sourit devant la caméra.

Catherine Verreault, gestionnaire principale des ressources naturelles et des terrains pour la Commission de la capitale nationale.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Ça se pourrait qu’au mois de juillet, on voit de nouvelles petites feuilles pousser parce que les chenilles de toute façon vont [...] se transformer en papillons.

Une citation de :Catherine Verreault, gestionnaire principale des ressources naturelles et des terrains à la CCN

Comme le parc de la Gatineau est un parc de conservation, la CCN n’interviendra pas.

On laisse vraiment les processus naturels arriver. […] On ne pourrait pas faire d’intervention juste sur la chenille, on jouerait vraiment avec l’équilibre de l’écosystème, souligne Mme Verreault.

Les masses d’œufs sont d’une grosseur d’une pièce d’un dollar, de couleur brune et sont recouvertes d’un duvet, selon la biologiste. On peut les retrouver dans les fentes des arbres ou sur des mobiliers extérieurs.

[Les gens] peuvent les détruire, les mettre dans une chaudière avec de l’eau de javel, ça les détruit. […] S’ils en voient qui envahissent leur arbre, ils peuvent mettre un genre de jupe en jute, avec une corde au milieu, la replier et là, les chenilles vont essayer de se mettre à l’abri là-dedans. [Après], c’est de déplier ça et écraser les chenilles après, conseille Mme Verreault.

Avec les informations de Christian Milette.

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