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Le manque de personnel à NAV Canada menace la sécurité, dit le syndicat

Un contrôleur aérien surveille le ciel au bureau de NAV Canada à Montréal, le 2 mars 2018.

Au fur et à mesure que les vols reprendront après la pandémie, la pression sur les contrôleurs aériens se fera sentir, dit le syndicat. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Un manque de personnel menace la sécurité de l'espace aérien et le service des vols, surtout dans les petits aéroports régionaux, affirme l'Association canadienne du contrôle du trafic aérien (ACCTA).

Au fur et à mesure que les vols reprendront après la pandémie, la pression sur les contrôleurs aériens se fera sentir, estime le vice-président de la section pacifique du syndicat, Nick von Schoenberg.

À l'aéroport international de Kelowna, en Colombie-Britannique, le manque de personnel a forcé à deux reprises le transfert du contrôle aérien à des spécialistes de services de vols à Penticton, affirme Nick von Schoenberg.

Je ne veux pas effrayer les gens qui prennent l'avion, mais il y a une limite, dit-il. On ne peut pas pousser les travailleurs aussi fort, aussi longtemps, sans qu'il y ait des effets sur la sécurité.

Le syndicat soutient que les aéroports de Prince George, de Victoria, de Vancouver et de Whitehorse, au Yukon, manquent également de personnel.

Réduction de vols, réduction d'employés

NAV Canada, la société privée à but non lucratif qui possède et gère le système de navigation aérienne civile du Canada, a réduit le nombre de postes de contrôleurs aériens à Kelowna, selon Nick von Schoenberg.

En temps normal, cette tour de contrôle compte 10 employés, mais ils ne sont que 7 présentement. Beaucoup de contrôleurs font le maximum d'heures supplémentaires, dit Nick von Shoenberg.

Jeudi, 17 arrivées et 22 départs étaient prévus à l'aéroport de Kelowna.

Des procédures sont en place pour garantir que le plus haut niveau de sécurité est toujours maintenu dans l'ensemble du système de navigation aérienne , assure le président de NAV Canada, Brian Boudreau.

Le transfert du contrôle de Kelowna vers Penticton a par ailleurs été fait selon des protocoles qui n’ont pas compromis la sécurité ni l’accessibilité de l’aéroport, dit-il, rappelant que ce transfert vers Penticton se fait tous les jours pour les activités de nuit de l'aéroport de Kelowna et que les pilotes et les contrôleurs connaissent bien les protocoles.

Brian Boudreau confirme toutefois les deux transferts imprévus supplémentaires dont se plaint le syndicat.

Au cours de la pandémie, le trafic aérien a chuté de 60 %, et les revenus ont diminué, ce qui a forcé Nav Canada à licencier au moins 720 employés, soit près de 14 % de ses effectifs. L'entreprise a également augmenté les frais de service de 30 %.

En juin, les dirigeants de NAV Canada ont reçu quelque 7 millions de dollars de primes en 2020. Sous le feu de critiques, la société a annoncé plus tard que les primes seraient remboursées.

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