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Seconde dose d'AstraZeneca : « une erreur de communication », dit Québec

Le ministre Dubé en conférence de presse.

Le ministre de la Santé Christian Dubé.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le gouvernement Legault soutient que, contrairement à ce qui avait été indiqué la veille sur le site du ministère de la Santé, les citoyens pourront recevoir une deuxième dose du vaccin d'AstraZeneca s'ils le souhaitent.

Hier, sur le site du gouvernement, on pouvait lire : Les personnes de 18 ans et plus qui ont reçu le vaccin Covishield ou AstraZeneca comme première dose devraient recevoir un vaccin Pfizer ou Moderna pour leur deuxième dose.

Cette mention faisait suite au nouvel avis du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) publié mardi soir qui stipulait ceci : Pour les personnes de moins de 45 ans qui auraient reçu le vaccin AstraZeneca comme première dose, il apparaît préférable, par précaution, de proposer un vaccin à ARN messager pour la seconde dose.

La mention mise en ligne la veille est une erreur, a admis ce matin le ministre de la Santé Christian Dubé en conférence de presse. Il a parlé d'une déclaration erronée qui a créé beaucoup de confusion.

Le ministre a corrigé le tir en indiquant qu'au lieu du mot devraient on aurait dû écrire pourraient.

On fait de petites erreurs. C'en était une hier. Il y a eu une erreur de communication.

Une citation de :Christian Dubé, ministre de la Santé

Je m'en excuse auprès de la population, a-t-il ajouté.

Le libre choix

Christian Dubé a assuré que les personnes vaccinées avec des doses AstraZeneca ne sont pas obligées de changer de fabricant pour la deuxième dose.

Le Dr Arruda a été très clair. Quelqu'un qui a reçu un AstraZeneca peut décider de façon éclairée de continuer avec AstraZeneca ou de prendre un ARN, mais [il] ne devrait pas nécessairement passer à un ARN, a-t-il déclaré.

On a plusieurs organismes qui donnent des opinions, a expliqué le ministre, ce qui peut causer des malentendus, dont le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) et le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ).

Des vaccins efficaces

M. Dubé considère que le vaccin d'AstraZeneca est très sécuritaire. Ça a toujours été notre position très claire que c'était un excellent vaccin et que ceux qui voulaient l'avoir comme deuxième dose pouvaient le faire, a-t-il insisté.

De plus, le ministre a tenu à corriger l'affirmation suivante : l'administration d'un vaccin Pfizer ou Moderna en deuxième dose est plus efficace que deux doses du vaccin AstraZeneca.

Christian Dubé a dit que cela était faux, bien que leur efficacité ne soit pas tout à fait la même. Selon lui, il n'y a pas vraiment de différence, puisque l'efficacité des vaccins après deux doses dépasse la barre des 90 %.

L'AstraZeneca, si vous avez eu une réaction faible à votre première vaccination, c'est évident comme choix.

Une citation de :Christian Dubé, ministre de la Santé

À ceux qui seraient tentés de choisir un autre vaccin, il fait remarquer qu'ils prennent un risque de développer une plus grande réaction au vaccin.

Le Dr Arruda l'a dit dix fois en point de presse : lorsqu'on a une mixité de doses, c'est sûr que la réaction peut être plus forte, a-t-il souligné.

Au cours des prochaines semaines, plus de 400 000 personnes vaccinées avec l'AstraZeneca auront cette décision à prendre. Un vaccin est aussi bon que l'autre, a insisté M. Dubé.

Comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2

Une mise en garde

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a confirmé en après-midi par communiqué qu'une double vaccination AstraZeneca s'avère efficace contre la COVID-19.

L'offre d'une deuxième dose du vaccin d'AstraZeneca reste une option tout à fait valable et demeurera disponible, puisque la vaccination avec deux doses de ce vaccin a été largement étudiée et offre une très bonne protection contre la COVID-19, indique-t-il.

Toutefois, le MSSS apporte une mise en garde aux individus qui ont développé une thrombose lors d'une première vaccination.

Il demeure que les personnes qui ont eu une thrombose avec plaquettes basses à la suite d'une première dose d'Astrazeneca, ou encore qui ont des antécédents de thrombocytopénie (baisse des plaquettes) associés à l'héparine, devraient éviter l'AstraZeneca pour leur deuxième dose et recevoir plutôt un vaccin ARNm, recommande le MSSS.

Pas une première

Ce n'est pas la première fois qu'une confusion plane concernant la stratégie de vaccination au Québec. En mai, des messages contradictoires sur le délai à respecter entre les deux premières doses ont semé l'incertitude, forçant le ministre Dubé à intervenir pour clarifier les choses.

À la source de la confusion, l’avis publié en avril du Comité d’immunisation du Québec (CIQ), qui préconisait un intervalle minimal de quatre semaines entre les deux doses du vaccin d'AstraZeneca.

Or, le gouvernement exigeait de son côté un délai de huit semaines pour compléter son immunisation.

Rappelons qu'il faut laisser s'écouler une période d'au moins huit semaines à partir de la première dose avant de pouvoir en recevoir une seconde.

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